‹ Traite des monnaies grecques et romaines; (volume 3)Chapitre 32 sur 698 · Tête d'Athéna à dr · texte numérisé non relu

Tête d'Athéna à dr

15^. M — E. Chouette à g.

Au III*' siècle, après que Stratos fut tombée au pouvoir des Etoliens, Médéon prit une importance considérable, parce qu'elle devint elle-même le boulevard de TAcar-

nanie contre les Etoliens qui vinrent l'assiéger; la ville fut secourue par des Illyriens envoyés par le roi de Macédoine Démétrius Poliorcète.

§ IX. — Alyzia.

Fondée, suivant la légende, par Alyzeus, fils d'Icare, 'AXu^îa (ou 'AXùCz'.ol) était située verslemilieude la côte d'Acarnanie, à quinze stades de la mer, en face de l'île de Carnos.

Le village moderne de Kandila s'est édifié aux dépens de ses ruines ^. Alyzia n'était pas une colonie corinthienne et elle suivit la fortune des autres villes acarnaniennes dans leurs luttes contre Corinthe et les Lacédémoniens. Mais son histoire propre est peu connue. En 374, une bataille navale fut livrée en vue d'Alyzia entre les Athéniens commandés par Timothée et les Lacédémoniens sous les ordres de Nicolochos. Elle demeura indécise, si bien que les Athéniens érigèrent un trophée à Alyzia et les Lacédémoniens, un aulre dans une des îles Taphiae, probablement à Carnos ^ Des découvertes archéologiques attestent que .les arts furent particulièrement en honneur à Alyzia On voit encore à une courte distance entre Alyzia et Astacos un bas-relief

rupestre représentant Asclépios et Hygie et, dominant la baie, près du port, les ruines d'un temple fameux d'Héraclès, le héros vainqueur d'Achélous, particulièrement honoré par les habitants, comme l'attestent plusieurs des types monétaires que nous allons décrire. Vers le temps d'Alexandre le Grand, Lysippe décora ce sanctuaire de groupes sculpturaux qui représentaient les travaux d'Héraclès; un prêteur romain devait s'emparer de ces œuvres d'art et les faire transporter à Rome '\

Alyzia n'a pas de monnaies avant le milieu du iv^ siècle. A cette époque elle entra dans une ère de grande prospérité grâce aux nombreux navires corinthiens qui faisaient escale dans son port, au cours de leur cabotage sur les côtes de la mer Ionienne et de l'Adriatique ^ Cette prospérité amena l'ouverture de l'atelier monétaire et l'adoption des types corinthiens dont la vogue était alors universelle dans

Page 1