‹ Traite des monnaies grecques et romaines; (volume 3)Chapitre 334 sur 698 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

LES ILES DE THESSALIE (Sporades)

§ I. — Aperçu général.

Si Ton ouvre une carie géographique de la Grèce, on remarque que, pour pénétrer dans le grand golfe Pagaséen ou de Volo, les navires doivent s'engager dans le canal qu'on appelle aujourd'hui de Tr'ikeri, entre la Magnésie au nord et l'Eubée au sud. Au large, à l'entrée du canal et comme pour le protéger, on voit un groupe d'îles qu'on appelle les Sporades ou les lies de Thessalie.

Ce petit archipel, jadis véritable nid de pirates, forme, pour ainsi dire, le trait d'union entre l'Eubée et la Thessalie d'une part, et les îles de Lemnos, de Lesbos et la côte d'Asie d'autre part. A proximité de la pointe rocheuse et escarpée de la Magnésie, se trouve l'île de Sciathos qui a conservé son nom antique ; à l'est, l'île de Scopelos qui est probablement l'île antique de Peparethos, l'île de Chelidromos qui est peutêtre Icos. Puis, c'est un fourmillement d'îlots, Pelagonisi, Ghioura, Piperi et d'autres, parmi lesquels il faut retrouver la

petite île d'Halonesos. Enfin, plus au sud et plus rapprochée de l'Eubée, la grande et célèbre Scyros (Skyros) qu'il faut se garder de confondre avec l'île Syros ou Syra, celle-ci, loin dans les Cyclades, auprès de Délos.

De toutes ces îles, — les Sporades — celles qui, à un moment donné de leur histoire, ont eu un atelier monétaire, sont Peparethos, Icos, Sciathos et Scyros.

Ces îlots eurent surtout quelque importance stratégique lors des grandes guerres qu'eut à supporter la Grèce antique : les invasions perses en 490 et en 480, les guerres des Athéniens contre Philippe de Macédoine, le père d'Alexandre ; les guerres de Philippe V contre les Romains. Durant les guerres mithridatiques et de la fin de la République romaine, les Sporades furent longtemps les principales places de refuge des pirates dont Pompée parvint à purger la mer Egée.

LES ILES DE THESSALIE — PEPARETHOS

§ II. — Icos.

Chelidromos qui passe pour être l'ancienne île d'Icos ("Jxot;) ne compte aujourd'hui qu'environ 500 habitants, tous groupés dans un village de pêcheurs abrité par le cap Noto, au sud de l'île. Dans l'antiquité

Icos devait être beaucoup plus importante. Elle reçut, à l'origine, comme sa voisine Peparethos, des colons crétois qui furent peut-être ses premiers habitants ^

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