‹ Traite des monnaies grecques et romaines; (volume 3)Chapitre 363 sur 698 · Macedonia, p. 163, n · texte numérisé non relu

Macedonia, p. 163, n

LES ROIS DE MACÉDOINE

ARCHELAUS 1*

§ III. — Archelaus I"'*

[413-399 av. J.-C)

Archelaus 1*% fils de Perdiccas II, succéda à son père en 413 av. J.-C, après avoir écarté les sanglantes compétitions de son oncle Alcetas et du fils de ce dernier, Alexandre. En 410, il s'empara de Pydna et de toute la Piérie où il fonda Dion

Par des guerres heureuses contre Arrabaios, roi des Lyncestes et Sirrhas, roi des Elimiotes, il élargit considérablement les frontières de ses états. Mais son règne paraît avoir été surtout organisateur.

Il eut la chance, par suites des désastres des Athéniens dans la dernière partie de la guerre du Péloponèse, d'être débarrassé de l'ingérence athénienne dans les affaires de la Macédoine ; mais il resta foncièrement philhellène, allant jusqu'à instituer dans sa ville de Dion des fêtes olympiques en l'honneur de Zeus et du chœur des Muses, sur le modèle de celles des villes grecques. Il attira à sa cour de Pella, des

Grecs illustres, comme Euripide qui composa un drame en son honneur, et le peintre Zeuxis qui décora son palais et exécuta pour lui un tableau célèbre représentant le dieu Pan ^. Archelaus périt assassiné en

Ses monnaies, les unes anépigraphes, les autres portant son nom, se rattachent par leurs types à celles de son père Perdiccas II, mais elles s'en distinguent par le système de taille. Archelaus I^^" paraît avoir procédé à une réforme monétaire. En effet, tandis que ses pièces les plus anciennes (n°^ 806 à 808) — si elles sont bien attribuées — sont des statères du poids normal de 13 gr. 50, comme sous les règnes précédents, les pièces plus récentes (n^ 809 et ss.) nous donnent un statère qui ne dépasse pas 11 gr. et descend, en fait, parfois jusqu'à 10 gr. 45. Les divisions de ce statère sont le diobole de 2 gr. 02 à 1 gr. 80; l'obole de 1 gr. 01 et des divisions plus petites.

806. — Cavalier macédonien au pas à dr. ; il est coiffé de la causia et vêtu de la chlamyde ; de la main g, il tient deux lances transversales, la pointe inclinée ; de la main dr., il tient la bride de son cheval. Dessous la lettre A ^

I^. Sans lég. Protomé de bouc à dr., les pattes repliées. C. cr. bordé de lignes.

^ 26 ; stat., 13 gr. 65 (P) Pl. CCCIII, fig. 19.

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