LES KOIS DE MACÉDOINE AMYNTAS III
rompu de 383 à 381, par celui d'Argée. Amyntas III épousa une Lyncestide, du nom d'Eurydice, fille d'un prince de l'Elimée. Soutenu par les Grecs, il se montra philhellène comme Alexandre P"" et Archelaus V et il attira à sa cour des Grecs illustres, tels que le médecin Nicomaque, père d'Aristote. La noblesse macédonienne irritée et groupée autour des princes de Lyncestide pour la défense de la nationalité macédonienne, fît appel de nouveau aux Illyriens et même aux Thessaliens. Amyntas se jeta éperduement dans les bras des Grecs. Les colonies grecques de la côte le soutinrent et furent son dernier refuge. Il leur abandonna presque toute la Macédoine maritime, tandis que la partie montagneuse de ses États tombait aux mains des princes de la Lyncestide et des Illyriens II finit par être complètement dépouillé en 383, et pendant deux ans il vécut en roi exilé chez les Grecs. Il semble qu'alors le pouvoir ait été exercé par un Lynceste du nom d'Argaios (Argée) soutenu par le chef illyrien Bardylis K
Amyntas III réussit pourtant à remonter sur son trône, grâce à l'appui des Lacédémoniens. La Ligue Olynthienne, qui détenait sa capitale Pella, en fut chassée par les Lacédémoniens. Ceux-ci rétablirent Amyn-
tas. Après la mort de Jason, tyran de Phères, en 370, Amyntas se fit, contre les Thessaliens, l'ami des Athéniens et ceux-ci le maintinrent sur le trône macédonien jusqu'en 369. Il mourut à Pella dans un âge avancé laissant trois fils, Alexandre, Perdiccas et Philippe, le père d'Alexandre le Grand; il eut aussi un fils illégitime du nom d'Archelaus.
Nous venons de voir que le règne d'Amyntas III fut partagé en deux parties par l'usurpation d'Argaios en 383-381, prince dont on n'a pas de monnaie. Mais on s'autorise de cette scission dans le règne d'Amyntas pour former deux groupes de ses pièces, sans qu'on puisse bien justifier cette classification. De plus, il est difficile de distinguer les monnaies d'Amyntas III de celles d'Amyntas II.
Sous Amyntas III, l'affaiblissement pondéral de la monnaie royale est particulièrement sensible. En effet le statère, frappé en abondance, ne dépasse pas 10 gr. 55 et il descend souvent au dessous de 10 gr. et même au-dessous de 9 grammes. Le diobole est de 1 gr. 70 à 1 gr. 50. Il y a en outre beaucoup d'irrégularités pondérales par rapport à la normale et l'on rencontre de nombreux exemplaires fourrés.
Monnaies du premie?' réègne (389 à 383).
839. — Tête barbue d'Héraclès, coiffée de la peau de lion nouée sous le cou, à dr.
I^. AMYNTA- Cheval en liberté, debout à dr. C. cr.
m 21 ; stat., 9 gr. 66 (P, L, B) Pl. CCCV, fig. 5 et 6 ^
1. Diod. Sic, XIV, 92. bung der anliken Miinzen, t. II, p. 192, n^^ 3 à 6,
2. Cat. Macedonia, p. 171, no» l à 4 (fig.) Besciirei- pl. VlII, 79.
LES ROIS DE MACÉDOINE
AMYNTAS m
840. — Tête imberbe d'Héraclès coiffé de la peau de lion, à dr.
^i- AMYNTA. Aigle debout à g., les ailes closes, détournant la tête. C. cr. 14; diob., 1 gr. 68 (F) Pl. CCCV, fig. 7; — 1 gr. 70; 1 gr. 67; 1 gr. 58 (B, L) ,
841. — Tête imberbe d'Héraclès coiffé de la peau de lion, à dr.
^L- AMYNTA- Aigle debout à g., détournant la tête. Carré limité par une ligne.
m 12; diob., 1 gr. 56; [Luynes) PL CCCV, fig. 8.