‹ Traite des monnaies grecques et romaines; (volume 3)Chapitre 379 sur 698 · ALEXANDRE II · texte numérisé non relu

ALEXANDRE II

§ VIII. — Alexandre II (369-368 av. J.-C).

Voici, pour l'époque d'anarchie politique laquelle nous sommes parvenus, le tableau des personnages auxquels des monnaies pourraient éventuellement être attribuées :

Amynlas III (389-369) Eurydice.

( Alexandre II (369-368).

Fils \ Perdiccas III (365-359).

( Philippe II (359-336).

Compétiteurs Lyncestides.

Ptolémée Alorités.

Pausanias II. Archelaus.

Argaios.

Pour s'assurer un appui contre ses compétiteurs au trône macédonien, Alexandre H, l'aîné des (ils d'Amyntas III, s'empressa de coniracter une alliance avec les Aletiades, de Larisse. En conséquence, il franchit les monts Gombuniens à la tête d'une armée, pour aider ceux-ci à combattre Alexandre de Phères. Mais après des péripéties diverses, il ne tarda pas à être oblig<'; de rentrer dansses États où une révolution avait éclaté. Le général des Thébains, Pélopidas, (jui avait envahi la Thessalie intervint en Macédoine. Il fut choisi comme arbitre entre le roi Alexandre II et son principal compétiteur, son beau-frère Ptolémée Alorités.

Celui-ci, probablement un Lyncestide, est ainsi connu dans l'histoire parce qu'il avait fait sa capitale de la ville d'Aloros en Bottiée, non loin de Therma (Salonique). il avait épousé une lille dWmyntas III et il fut encouragé par Eurydice, la veuve de ce dernier.

Alexandre II fut assassiné.

Alors, Ptolémée d'accord avec Eurydice,

et soutenu par les Thébains, régna au nom des deux plus jeunes fils d'Amyntas III, Perdiccas et Philippe. Cette régence fut considérée comme une usurpation par un parti puissant formé de la vieille féodalité macédonienne qui suscita un autre prétendant, le Lynceste Pausanias II.

Les Athéniens voulurent profiter du désordre. De leur puissante colonie d'Amphipolis ils envoyèrent Iphicrate, avec une armée qui arrêta brusquement les progrès de Pausanias II. Mais Iphicrate manquait des moyens nécessaires pour poursuivre ses succès. Ptolémée .\loritès, avec l'appui de Pélopidas, resta maître du pouvoir.

Mais les Thébains lui firent payer leur appui : ils exigèrent de lui des otages qui furent envoyés à Thèbes. Parmi ces derniers se trouvaient le propre iils de Ptolémée, appelé Philoxénos, et Philippe, le plus jeune des fils d'Amyntas III.

Cet arrangement de l'an 368 dura peu.

Perdiccas III voulut régner par lui-même et se débarrassa de son tuteur Ptolémée d'Aloros.

On n'a pas de monnaie de l'usurpateur IHoléinée d'Aloros ni de Pausanias II, sorte de prince apanagé, qui gouvernait quelque province sur la frontière de Thrace.

Les monnaies classées à Alexandre II, (jui fut roi pendant une année, sont-elles bien de ce prince ? On les a souvent confondues avec celles d'Alexandre de Phères ou avec les premières émissions d'Alexandre le Grand. Le départ auquel nous nous sommes arrêté repose sur l'examen du style des pièces et leur comparaison avec celles des rois macédoniens contemporains.

LES ROIS DE MACÉDOINE PERDICCAS III

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