Overbeck, Griechische Kunstmythologie, Apol
sont ni ceux d'Apollon ni ceux d'Héraclès. Il insiste sur la ressemblance frappante qui existe entre cette tête et celle qui forme le type des bronzes des Mamertins en Sicile, avec la légende APEOl ^ H paraît bien évident que les Mamertins, au iw siècle, on t voulu copier la tête des monnaies de Philippe et que, s'ils lui ont donné le nom d'Arès, c'est apparemment qu'ils ont cru reconnaître un Arès sur les statères macédoniens. Néanmoins, la ressemblance incontestable du type de l'Arès mamertin avec le type monétaire de Philippe n'est pas un argument sans réplique, car les Mamertins ont pu donner à leur Arès les traits de l'Arès (Mars) Ludovisi, sans pour cela qu'on doive appeler Arès le type macédonien. On trouve la même tête copiée sur les monnaies de divers ateliers de la Sicile et de l'Italie méridionale. Historiquement, il n'y ajamais eu aucun lien entre Philippe et les Mamertins, pas plus qu'entre le dieu Arès et la tradition macédonienne.
En définitive, si nous n'avons pas à faire à un ancêtre mythique de la race des rois macédoniens, l'hypothèse Apollon convient mieux, à priori, que celle d'Arès à la tradition macédonienne. Non seulement Apollon est le chef des Muses de la Piérie, district macédonien, mais nous savons qu'en Macé doi.ie il était particulièrement honoré, notamment à Ichnae où il y avait un vieux sanctuaire d'Apollon Ichnaeen. A la vérité
Ion.
5. B. Head, Hùl. numor., p 136 ; Ad. Holm, Geschichte Siciliens, p. 736; G. Hill, Coins of ancienl Sicily (1903), p. 169, fig. 52.
le type d'Apollon lel q ue nous le voyons sur les belles médailles d'\mphipolis, d'Acanthe, de la Confédération olynthienne n'a qu'un rapport éloi^néavec le type des monnaies de Philippe. Mais on peut croire que l'on a, sur ces dernières, un type d'Apollon national, strictement macédonien, dont les traits se rapprochent de ceux d'Héraclès, tandis que l'Apollon des colonies i^recques de la cote est l'Apollon de Delphes, le dieu de toute la race hellénique, à la({uelle n'appartenaient pas directement les Macédoniens.
La tète d'Apollon sur le statère n" 8(12 est particulière et ne ressemble point au type ordinaire des autres pièces d'or de Phili[)pe. Ici, c csl bien la tête de l'Apollon de Delphes; elle est semblable à la tète de l'Apollon assis sur l'omphalos des célèbres statères delphiques qui ont au droit la tête de la Déméter d'Antliela, rrapi)és (ui 346 ^ La même effigie apollinienne ligure aussi sur les drachmes que les Phocidiens
tirent frapper lorsqu'au cours de la Guerre Sacrée, de 357 à 346, ils s'emparèrent du sanctuaire de Delphes ^. Le statère d'or de Philippe porte ce type parce qu'il fut frappé à la suile de la Guerre Sacrée, en 346, lors de la réunion sous sa présidence, à Delphes, du conseil des Amphictyons.
Le type du lion sur les petites divisions de Tor de Philippe, doit sans doute s'expliquer par le type d'Héraclcs coiffé de la peau du lion néméen, ancêtre de la race royale macédonienne, type qui paraît déjà sous le règne d'Amyntas III {a° 839 et s. Pl. CCGV, fig. 5 et s.). Mais il ne faut pas oublier aussi qu'il y avait des lions en Macédoine à l'époque de Philippe. Hérodote (VII, 1-25) raconte que les chameaux porteurs des provisions de l'armée de Xerxès furent attaqués par des lions. Aristote aussi nous dit qu'il y avait des lions dans les montagnes situées entre le \estosel l'Achelous •\
PUILU'PE 11 — LES MONNAIES d'aRGENT
<i IV. — Les Monnaies d'argent.
Première série : f ;//>'' (igouistit/iie. 871 . — TcUeiaiirée de Zeus, à druile.
^i- 0IAirnOY. Jeune éplièbe i/iAr.^) nii. la lèle ceiiile crun bandeau, sur un clieval allanl au pas à dr. ; de la main g. il lient la bride et de la dr., une longue palme qu'il élend sur la tète du cheval. Dans le champ, un dilï'érent monélaire variable.
JR. 26 ; tétradr., poids noi'mal 14 gr. 45.
1. Voir notre Descr. Aw/., t. III, p. :J43, 415, 2. Descr. hisé., t. III, pl. CCV, ûg. 11 à 13. pl. CCVi, fig. 1, 2, 3, 4. 3. Aristote, De Animal, VI, 28, 1 ; Vlll, 27, 6.
PHILIPPE II — LES MONNAIES d'aRGENT
Variétés :
Foudre (Pella) (P) Pl. CCCVII, fig. 1.
Foudre et, à Texergue, N (Peila) (M. de Nanteuil) Pl. CCCVII, fig. 2.
Foudre, I et dauphin (Pella) [P) Pl. CCCVII, fig. 3.
A et flambeau allumé (Amphipolis).
hr, A et flambeau allumé \p) Pl. CCCVII, fig. 4.
A, flambeau allumé et
A, flambeau allumé et t.
A, flambleau allumé et dauphin.
flambeau allumé H.
A, T, flambeau allumé et hf.
A, flambeau allumé et canthare.
A, flambeau allumé et trépied [P) Pl. CCCVII, fig. 5. A, flambeau allumé et MT.
A, bucrâne (Amphipolis) avec une corne rabattue et ht [P] Pl. CCCVII, fig. 6. ^, bucrâne ?iYec une corne rabattue et E. Bucrâne avec une corne rabattue et \£.
A, bucrâne avec une corne rabattue et dans une couronne. Etoile à huit rayons (Acroathon-Uranopolis) Pl. CCCVII, fig. 7. Etoile à huit rayons et E.
Canthare {Mendé) Pl. CCCVII, fig. 8.
Croissant,
Croissant et P parfois F [P] Pl. CCCVII, fig. 9. Epi et P (P) Pl. CCCVII, fig. 10.
Aplustre et P (P) Pl. CCCVII, fig. 11. Dauphin [P) Pl. CCCVII, fig. 12.
Dauphin et P .
y^fï^e à janiforme Pl. CCCVII, fig. 13. Grappe de raisin (Maronée) Pl. CCCVII, fig. 14. Pétase de profiUi P Pl. CCCVIII, fig. 1. A/;ei//e et proue (Melitae) Pl. CCCVIII, fig. 2.
Abeille et aplustre.
Abeille et vase à panse janiforme.
Proue (Magnésie).
PHILIPPE II
LES MONNAIES d'aRGENT
Serpent enroulé et bouclier béotien [P] Pl. CCCVII, fig. 3. Couronne et T [P) Pl. CCCVIII, fig. 4. Couronne et A [P).
©et A.
1^ et amphore PL CCCVIII, fig. 5.