Tête laurée d'Apollon à dr
Ç^. XAAKIAEON. Trépied.
^ 12 (P) PL CCCXIII, fig. 20.
Il existe au Cabinet des Médailles, une drachme de Ghalcis d Eubée, aux types de la nymphe Aréthuse et de l'aigle, qui est contremarquée d'une lyre, accompagnée des lettres l + N, initiales du nom de la ville macédonienne d'Ichnae (IXN^^<^^) et du monogramme d'un nom de magistrat, qu'on peut lire IH ou TH (Zr^wv, Zrjvôoojpoç, etc. ou Tr^XéuLayoç, TrjpEuç, etc.). La lyre est l'em-
blème de la ligue Olynthienne dont Ichnae faisait sans doute partie ^
Cette contremarque nous a donc paru être un témoin direct des derniers événements résumés plus haut. Elle a dû être appliquée sur la drachme de Chalcis, au cours de la lutte de la Ligue olynthienne contre Philippe, lutte dont le dernier épisode fut le siège et la ruine d'Olynthe en 347 .
1. Descr. hist., t. III, p 186, 161 et pl. GXCVII, fig. 6; cf. t. I,'p. 1108.
2. Sur Ichnae et ses monnaies dans la période archaïque, voyez Descr. hist. y t. 1, p. 1103 à 1108.
LES VILLES DE MACÉDOINE LES BOTTIÉENS
§ VIII. — Les Bottiéens (à Spartolos).
Originairement, les Bottiéens (Box^taTot), peuplade thrace, étaient cantonnés sur la côte occidentale du golfe Therniaïque, au sud-ouest de Thernia (Salonique). dans les basses vallées du Lydias (la Belica) et de l'Haliacmon (la Vistri/a) qui forment une partie de l'Emathie. Mais, lorsque les rois de Macédoine, surtout Alexandre le Philheliène, descendant de leurs montagnes dans la plaine voulurent s'implanter dans le pays baigné par la mer, ils expulsèrent une partie desThraces Bottiéens qui se réfugièrent dans la Chalcidique sous la protection des villes grecques de cette région. Dans leur nouvelle patrie les exilés constituèrent une sorte de principauté qui s'appela de leur nom, la Botlicé (liozzv/a,) ; ils devinrent les Bottiéens de la Chalcidique ou les Botlicf'ens ; leur capitale fut Spartolos, à l'ouest d'Olynthe.
Quant aux Bottiéens restés dans leur ancien pays d'origine, ils sont désignés par les auteurs sous le nom de Bottiéens de l'Emathie, ou simplement de Bottiéens.
Pella qui devint la capitale des rois de Macédoine, était leur ville principale. .\près la chute de la royauté macédonienne, en 168 avant J.-C, ils y frappèrent des monnaies autonomes avec la légende BOT- TEATON Ces monnaies sont hors de notre cadre.
De leur côté, les Bottiéens de la Chalci-
dique émirent dès le iv* siècle, dans leur capitale Spartolos, des monnaies qui portent la légende BOTTIAION- H faut éviter de confondre les deux séries monétaires.
Comme les autres villes de la Chalcidique, Spartolos, capitale de la Boxxixr;, entra dans la symmachie athénienne après la retraite des Perses et la campagne de Cimon sur les côtes de la Thrace et de la Macédoine. D'après les tarifs qui nous sont parvenus, le tribut des Botticéens de Spartolos fut de 2 talents jusqu'en 439, époque où les Athéniens le portèrent à 3 talents 500 drachmes Dans ces listes des tributaires d'Athènes, les Botticéens de la Chalcidique sont appelés indifféremment BoxxtaToi et XirapxtoXo'..
Ces Bottiéens (Botticéens) commencent à battre monnaie vraisemblablement à partir de Texpédition du lacédémonien Brasidas et de la prise d'Amphipolis, en 424. C'est là. sans doute, ce qui explique l'étalon gréco-asiatique ou milésiaque appliqué à la taille de ces monnaies émises sous l'intluence lacédémonienne, tandis que si elles eussent été frappées du temps de l'hégémonie athénienne, elle seraient taillées suivant l'étalon attique.
Au surplus, on ne connaît pour l'argent, qu'une seule division : c'est le tétrobole, dont il n'existe même que de rares exemplaires.
954. — Tête de Déméter à dr. ceinte d\ine stéphanè et d'une couronne d'épis, deux des épis émergeant au-dessus du front.