Thucyd., I
4. Voyez ci-dessus Descr. hist., 1, p. 1239 1810 et suiv. et pl. LVIII, fig. 4 et suiv.
Toutes les monnaies qui sont sûrement de Potidée se rapportent par leurs types, soit à Poséidon Hippios, soit à sa parèdre locale, la nymphe Pallène. Nous avons donné dans notre t. I, p. 1153, toutes celles qui sont à ces types et dont l'émission se prolonge assez longtemps dans le siècle ^
Potidée paya d'abord à la symmachie athénienne une contribution annuelle de six talents ; plus tard, son tribut fut porté à 15 talents, soit 6 300 drachmes d'argent attiques.
Mais dès 432, Potidée se révolta contre Athènes dont elle trouvait le joug insupportable. Elle fit ouvertement alliance con-
tre elle avec les Corinthiens et avec le roi de Macédoine Perdiccas ^. La guerre fut longue. Après des péripéties diverses, les Athéniens victorieux mirent le siège devant Potidée : celle-ci ne succomba qu'au bout de deux années d'une résistance désespérée ^.
Dès le premier jour de sa révolte, en 432, Potidée répudia sur ses monnaiessesanciens types de Poséidon Hippios et de la nymphe Pallène, pour adopter des emblèmes qui rappelaient à la fois son origine et son alliance corinthiennes. Elle frappe ainsi les bronzes suivants :
LES VILLES DE MACÉDOINE — POTIDÉE
958. — Tête d'Athéna, coiffée du casque corinthien, à dr. î^. POT. Pégase volant à dr.
959. — Tête de femme, avec des pendants d'oreilles, à dr. I^. POTEI. (noT£(.ôa)vt.aT(ov). Taureau cornupète, à dr.
960. — Tête d'Athéna coiffée du casque corinthien, à dr. I^. POT[EI]. Trident.
JE\3 {L) Pl. ceci V, fig. 5.
Ce monnayage de bronze dura fort peu de temps, ainsi que nous l'indiquent sa pauvreté, la rareté des pièces et aussi la suite des événements politiques.
Il n'y a pas d'autres monnaies de Potidée. Les Athéniens se vengèrent cruellement de
la défection des Potidéates. Après avoir saccagé leur ville, ils la détruisirent, puis ils envoyèrent une clérouchie de mille colons pour la rebâtir et la repeupler ^. Ceuxci se défendirent courageusement et avec succès lorsqu'Amphipolis et une partie de la