laihoof Blumer, loc. cit., p. 91, n
LES VILLES DE MACÉDOINE — APHYTIS
Ce monnayage cessa soit avec la mainmise de Philippe sur la Chalcidique, en 358, soit avec la chute de la ligue chalci-
dienne en 347. L'atelier de Scioné ne fut jamais rouvert ^
§ XII. - Aphytis.
La ville d'Aphytis ( "AcpuTt;, et aussi 'AcpuxY) et "Acpoxoç ; ethnique 'Acpjxatoç et 'Acpuxteùç, 'Acpuxeùç^, aujourd'hui Athyto, était située dans la partie nord-est de la presqu'île de Pallène, à une petite distance de Potidée, mais sur le golfe Toronaïque ; Strabon dit qu'elle était l'une des villes les plus importantes de la Pallène, avec Mendé, Scioné et Sané ^ D'après la légende recueillie par Etienne de Byzance, elle aurait été fondée par un héros mythique, 'Acpuxo;, qui n'est pas autrement mentionné : 'Acpjxr; f| "Acpuxtç,
TCoXtç Tipoç xfj naXX-/-vr| ©paxrjÇ, àizo 'A'jxou xtvoç
La ville d'Aphytis qui est déjà mentionnée par Hérodote ^, à. propos du passage de l'armée de Xerxès en 480, possédait un temple de Dionysos dans lequel le roi de Sparte Agesipolis exprima le vœu d'être transporté avant de mourir '\ Mais outre ce sanctuaire de Dionysos, elle en avait, de toute antiquité, un autre plus réputé encore, de Zeus Ammon ^ « Les Aphytéens, dit
Pausanias, n'honorent pas moins le dieu Ammon que les Ammoniens de la Libye eux-mêmes. » ^ L'oracle (fxavxETov) du Zeus Ammon d'Aphytis avait grande renommée.
Après les succès de Cimon en 470 et le départ des Perses, Aphytis entra, comme les autres villes de la Chalcidique, sous l'hégémonie athénienne. D'après la liste des tributs, elle dut payer annuellement 3 talents, de 454 à 447 ; mais seulement un talent entre 446 et 440, pour revenir ensuite à la contribution de 3 talents Aphytis fut au nombre des villes de la Chalcidique qui, en 424, accueillaient comme un libérateur le lacédémonien Brasidas.
C'est peu avant celle révolte contre Athènes qu'Aphytis commença à battre monnaie ; auparavant, elle n'avait jamais eu d'atelier. Ses monnaies, ainsi qu'on va en juger, rappellent par leurs types, ses deux grandes divinités protectrices, Dionysos le dieu de la vigne et Zeus Ammon.
1. On a autrefois attribué par erreur de lecture, à Scioné, une monnaie de Cardia (Ciiersonnèse de Thrace) au type de la protomé de lion détournant la tête (Brit. Mus. Cat. Macedonia, p. 102). Svoronos lit sur un ex., AlO (Xewv) et il propose de reconnaître dans ce nom incomplet, quelque ville méconnue de la Bottiée, en Chalcidique. Svoronos, VHellénisme primitif de la Macédoine, p. ill et
pl. XVII, 23.