Calai. Jameson, p. 215, n» 963 et pl. L
2. Cf. notre Descr. hist., t. I, p. 1215, a» 1174, pl. LVII, fig 1.
3. L'exemplaire de la coll. Greenwell (notre t. I, p. 1166, n" 1669), qui a été trouvé dans un tombeau à Benha, dans le delta du Nil, est passé dans la collection de Mr. Newell qui Ta de nouveau publié {American Journal of Numismatics, 1915, p. 3, n» 8,
pl. Vlli, 8). Le cavalier est accompagné de son
chien; la légende est [^]EI^MVAI>IOM •
4. Comparez notre pl. LUI, fig. 1 (avec le chien sous le cavalier).
5. Voyez ce que nous avons dit dans notre Descrhist., t. I, p. 1166. Cf. B. Head, Num. Chron., 1891, p. 110, qui pense que ces pièces sont de fabrication moderne.
Sermylé Je suis assez disposé à admettre cette hypothèse qui repose sur les arguments suivants. Le bourg qui remplace aujourd'hui l'antique Sermylé porte encore le nom de Ormylia ou Ermylia. Or, dès l'antiquité nous savons que dans la région macédonienne le sigma initial était souvent supprimé dans les noms; on disait par
exemples, Ka^j^a pour Sy.â<|;a ; "Ep[jLT,vot= 2et- Xtjvoi ; 'Epjji'jXioi = i;£p[j.uXtot ; de même aujourd'hui Ormylia ou Ermylia = S ermylia. Il est donc possible, d'après ces équivalences et ces rapprochements, de retrouver dans les légendes AEPMHNA, AEPMHNAO, des déformations barbares du nom de Sermylé ^
§ XV. — Téroné (ou Toroné).
Pour les monnaies de l'époque antérieure à 480, voyez notre Descr. hist., t. I, p. 1159 à 1163 et pl. LU, fig. 12 à 20.
Téroné ou Toroné, aujourd'hui Toron, à la pointe de la presqu'île de Sithonie, l'arête médiane du trident de la Chalcidique fut longtemps l'établissement le plus important des Chalcidiens de l'Eubée dans les parages de la Macédoine. De là, l'antiquité et l'abondance de son monnayage dans la période archaïque. Son port, appelé Cophos aujourd'hui Kufo(Kiocp6<;, le sourd), n'était rattaché à la mer que par deux passages très étroits, si bien que le bruit de la mer, suivant les uns y faisait un bruit assourdissant, ou suivant d'autres ne s'y faisait pas entendre, d'où le proverbe : xwcpoTspoç Toù Topcûvatou Xtfjtévoç, « plus sourd que le port de Toroné » ^.
Nous avons déjà fait remarquer que Té-
roné était comme Mendé un grand entrepôt du commerce des vins et que le culte de Dionysos y était particulièrement en honneur. Ce détail nous donne l'explication des types monétaires : sur les tétradrachmes, la grande amphore à deux anses dans laquelle on garde le vin ; sur les pièces plus petites, l'œnochoé ou aiguière, à une anse, avec laquelle on verse à boire.
Gomme membre de la confédération attico-délienne après le départ des Perses, Téroné payait à Athènes un tribut qui varia (le 6 à 12 talents \
Les monnaies que nous avons décrites dans la période archaïque nous ont conduits jusqu'après le milieu du y* siècle. Il faut y joindre le tétradrachme suivant que nous avons déjà enregistré, mais sur l'explication duquel nous allons revenir.