‹ Traite des monnaies grecques et romaines; (volume 3)Chapitre 474 sur 698 · Notre Descr. hist., t. I, p. 1171, 1679, pl. LUI · texte numérisé non relu

Notre Descr. hist., t. I, p. 1171, 1679, pl. LUI

4. Voyez ce que nous en avons dit : Descr. hist., t. I, p. 1174 et 1183. C'est peut-être à Acanthe ou

tème euboïque. Nous n'avons relevé dans la série archaïque qu'un seul tétradrachme qui porte le nom d'Acanthe, AKÂN ^

Quant aux petites divisions si abondantes que nous avons dû grouper autour de ces tétradrachmes, leur classement géographique etmétrologiqueestbeaucoupplus délicat et nous avons fait remarquer qu'un certain nombre d'entre elles ne sont sans doute pas d'Acanthe. Les Orreskiens, les Edoniens, les Derroniens et d'autres peuples ou villes de l'Epi-Thrace doivent prélever leur part dans cet ensemble de pièces au type du taureau, de la tête ou de la protomé de taureau, avec des revers variés (roue, casque, triskèle, carré quadripartit) et qui ne s'accordent pas, non plus, pondéralement entre elles

Dans la période moins ancienne que nous abordons ici, les difticultés d'attribution sont aplanies. Les tétradrachmes auront toujours comme auparavant le type du lion dévorant un taureau, qu'illustre d'une manière si intéressante le témoignage d'Hérodote relatif aux taureaux à

à la Colchide, plutôt qu'aux barbares de l'Epi- Thrace qu'il convient de classer les hémi-oboles anépigraphes qui ont pour type, au droit, une tête de taureau de profil à dr., le cou strié, et au revers, un carré creux quadripartit. Brit. Mus. Cat. Macedonia. p. 153 ; H. Weber, Num. chron., 1898, pl. XVI, 18.

LES VILLES DE MACÉDOINE ACANTHE

grandes cornes et aux lions qui peuplaient les montagnes et les forêts des contrées du Nestos et du Strymon. Ce type est souvent accompagné d'un nom de magistrat qui varie ; au revers, on lit autour d'un carré quadripartit, AKANGION- Les pièces divisionnaires sont aussi aisément reconnaissablés, bien que le type et les légendes en soient abrégés.

Aussi longtemps qu'Acanthe, comme les autres villes de la région, resta dans la ligne atlico-délienne à laquelle elle payait tribut, elle garda pour la taille de ses monnaies l'étalon euboïco-attique. En voici des spécimens qui sont du milieu du v*' siècle et se rattachent aux séries que nous avons rangées dans la période archaïque .

Etalon euboico-attique De 460 environ à 424 av. J .-C.

1055. — Lion dévorant un sanglier; le lion est tourné à dr. et le sanglier à g., baissant la tête.

^i, C. cr. quadripartit.

JR 25 ; tétradr. att. (anc. coll. Prœve). Pl. CCCXVIII, fig. 21.

Le sanglier est substitué au taureau, la même particularité, seulement les deux dans la lutte contre le lion. Nous avons animaux sont disposés tout autrement déjà enregistré un télradrachme qui offre (Pl. LUI, lig. 4)

1056. — Lion dévorant le taureau ; le lion est tourné à g. et le taureau, agenouillé, est tourné à dr., dressant et détournant la tête pour regarder le lion. A l'ex. la rose macédonienne stylisée.

ï^. C. creux quadripartit.

iR25; tétradr. att., 17 gr. 24 (P). Pl. CCCXVIII, fig. 22.

1057. — Lion dévorant le taureau ; le lion est tourné à dr., et le taureau, agenouillé, est tourné à g., tête baissée. A l'exergue, un poisson.

B^. AKANOION, sur le marli d'un c. cr. Au centre, un autre carré, en relief, partagé par un croisillon en quatre petits compartiments égaux. JR 29 ; tétradr. atlique, 17 gr. 69 [Liiynes). PL CCCXIX, fig. 1.

1058. — Lion dévorant le taureau; le lion est tourné à dr , et le taureau agenouillé est tourné à g., mais il dresse la tête au lieu de la baisser. Dans le ch., au dessus du lion, Al ; à l'ex. une branche de laurier.

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