Brit. Mus., p. 33, n
667 LES VILLES DE MACÉDOINE — ACANTHE 668
J070. — Même description.
m 10 ; trihémiob. miles., 0 gr. 86 (B)
1071. — Même description.
JR 8; hémiobole milés., 0 gr. 30.
1072. — Taureau à demi agenouillé et affaissé à dr., dressant la tête et cherchant à se relever. Grénetis.
I^- G. cr. quadripartit.
M 12; diob. milés., 1 gr. 10 (P) Pl. CCCXIX, fig. ±4.
Monnaies frappées de 39. 2 à 379 environ.
Vers 392 av. J.-C Acanthe entra dans ce ne sont que de petites divisions. Il
la Ligue Olynthienne et elle frappa, en semble que les grandes pièces aux types
conséquence, des monnaies qui sont aux traditionnels du lion dévorant le taureau
mêmes types que celles d'Olynlhe ; mais n'aient plus été frappées dans cette période.
1073. — Tête laurée d'Apollon à dr.
Çt. AKAN0ION sur les côtés d'un c. cr. ; au centre, une lyre à sept cordes. ^. 8 ; obole, 0 gr. 77, 0 gr. 59 {P) — autres, 0 gr. 60 (L) Pl. CCCXIX, fig. 15, 16, 17.
Ces oboles sont manifestement contem- être frappées sans qu'on en puisse tirer poraines des monnaies de la Ligue chai- une conclusion aussi rigoureuse. Il en cidienne frappées à Olynthe aux mêmes serait autrement si des létradrachmes portypes, d'où M. Head infère que la ville talent le nom d'Acanthe, or on n'en a point d'Acanthe réussit à maintenir son indépen- signalé jusqu'ici.
dance contre la Ligue ^. Mais ces petites Les bronzes qui suivent paraissent condivisions destinées au marché local ont pu temporains des oboles précédentes.
1074. — Tête d'Athéna coiffée du casque attique, à dr. I^. A-K-A-N, entre les quatre rais d'une roue.
^ 17 (P) Pl. CCCXIX, fig. 18 \
1075. — Variété, la tête d'Athéna à g. .^15 (P) Pl. CCCXIX, fig. 19.
1. Imhoof Blumer, Monn. qrecq., p. 61, n« 4. 3. B. Head, Hist. num.^ 2" éd., p. 205.
2. Brît. Mus. Cat. Macedonia, p. 36, n»» 40 et 41. 4. Bril. Mus. Maced., p. 36, n"' 42 à 45.
LES VILLES DE MACÉDOINE — ORTHAGORIE
1076. — Tête d'Athéna, à dr. ou à g.
I^. A-K-A-N, dans les quatre compartiments d'un carré de lignes. MIS (P) Pl. CCCXIX, ûg. 20 et 21
1077. — Tête laurée d'Apollon à dr.
I^. AKANOION. Lyre.
JE 14 (P) Pl. CCCXIX, fig. 22.
1078. — Même description.
JE W (P) Pl. CCCXIX, fig, 23.
Le monnayage d'Acanthe cesse en 379, en même temps que celui de la Ligue olynthienne, lorsqu'elle succomba sous les
coups des Lacédémoniens. Acanthe ne devait plus rouvrir son atelier.
§ XVIII. — Orthagorie:
En s'éloignant de l'estuaire du Strymon où se trouvaient Eion et Amphipolis, pour se diriger vers le sud, le long du golfe Strymonique, la première ville que l'on rencontrait était Stagire, la patrie d'Aristote. Elle était déjà détruite au début de notre ère, du temps de Slrabon, qui dit d'elle : « Stagire, aujourd'hui déserte, mais qui compta naguère parmi les colonies chalcidiennes et vit naître Aristote ».
Stagire n'a jamais frappé monnaie, du moins sous ce nom. Mais on identifie Stagire avec Orthagoria et nous avons des monnaies avec la légende OPGArOPEOM- L'identification de Stagire avec Orthagorie est-elle bien certaine? On en pourrait douter pour les raisons suivantes :
lo A.U ve siècle, Stagire était tributaire
d'Athènes et, dans la liste des tributs annuels, elle est inscrite pour 1.000 drachmes, sous son nom de Stagire et non pas sous celui d Orthagorie Or, les monnaies qui portent le nom d'Orthagorie sont de la première moitié ou du milieu du W siècle. Il faut donc admettre que Stagire changea de nom et prit celui d'Orthagorie à la fin du v® siècle.
2o ParLui les géographes anciens, ceux qui font le plus ordinairement autorité n'identilient nullement Stagire avec Orthagorie ; bien au contraire, ils placent Orthagorie en Thrace '\ Strabon la met auprès de Maronée ; Pline prétend même qu'Orthagorie était l'ancien nom de Maronée : Maronea, prius Orthagoria dicta ^. Mais cette assertion de Pline est certaine-