‹ Traite des monnaies grecques et romaines; (volume 3)Chapitre 492 sur 698 · J. de Witte, toc. cil., p · texte numérisé non relu

J. de Witte, toc. cil., p

5. Berlin, Beschreib., p. 37, n"' 14 et 15; Biùt Mus. Cat., p. 44, n° 8.

6. Comparez le stalèie d'or décrit ci-dessus sous le n» 1100, avec AMOITTOAITEflN

LES VILLES DE MACÉDOINE AMPHIPOLIS

m 9; obole milés., 0 gr. 50 (P) Pl. CCCXXI, fîg. 8 ; — autres 0 gr. 53 (L); — 0 gr. 44; 0 gr. 52 {B) ' ; 0 gr. 47 [Luynes) Pl. CCCXXI, fig. 9.

La tête d'Apollon de profil sur le tétradr. et pl. GGGXIII). C'est grâce à l'appui des

n° 1108 (Pl. CCCXXI, fig. 7) est tout à fait Olynthiens que les Amphipoli tains purent

semblable à celle des tétradrachmes de la repousser les tentatives faites par les Athé-

ligne olynthienne avec laquelle Amphipo- niens, commandés par Timothée, contre

lis fit alliance en 392 (cf. ci-dessus, p. 587 leur ville, en 360.

Monnaies de bronze.

1 H 0. — Tête laurée d'Apollon à g.

I^. A— M -0 — 1. Torche allumée. Le tout dans un carré de lignes. JE \ 7 [P] Pl. CCCXXI, fig. 10.

1111. — Variété, avec la tête d'Apollon à dr. [L] \

1112. — Tête d'Apollon ceinte d'un bandeau, à dr. I^. Pareil au précédent.

JE \^ [P) Pl. CCCXXI, fig. 11.

m 3. — Tête d'Apollon ceinte d'un bandeau, à dr. ^l- A— M -0—1. Torche allumée.

JE 12 [P] Pl. CCCXXI, fig. 12

1114. — Même description.

^11 (P) Pl. CCCXXI, fig. 11.

1115. — Variété. Derrière la tête d'Apollon, O [P) Pl. CCCXXI, fig. 14.

Après la prise d'Amphipolis par Philippe en 358, av. J.-C cette ville cessa de frapper des monnaies autonomes ^ mais elle devint un des ateliers les plus actifs de la monnaie royale macédonienne. Les monnaies de Philippe et d'Alexandre, si nom-

breuses, qui ont comme différent d'atelier le trident ou le flambeau de course, sortent de cet atelier.

Dans la suite des monnaies d'Amphipolis l'ethnique, sur les pièces les plus anciennes, est AMOinOAITEON, et sur les plus ré-

1. Brit. Mus. Çat. Macedonia, p. 45, n» 10 (décrit 2. Bint. Mus. Cat., p. 45, noil ; Berlin, Beschreib. dauphin au") lieu de poisson); Berlin, Beschreib., p. 37, n° 20.

p. 37 ; n" 16 à 19. 3. Regling, Zeit. fur Num., t. XXXlll, p. 55.

LES VILLES DE MACÉDOINE — AMPHIPOLIS

centes, AMOIfTOAITON ; on a de même àNeapolis, NEAnOAITEHN et NEAHOAI- TON.

L'Apollon d'Amphipolis, qu'il soit l'Apollon Ichnéen ou l'Apollon Delphique ou l'Apollon Hyperboréen, est l'une des plus admirables créations esthétiques du génie grec K

Cet Apollon ne ressemble en rien à la tête laurée ou diadémée des statères d'or de Philippe ; mais il est pareil à la tête d'Apollon des monnaies de la ligue olynlhienne (comparez notre pl. GGCXIII). Nous avons signalé plus haut les rapports étroits de cette tête d'Apollon avec celle d'Hécate sur les statères d'argent d'Alexandre de Phères.

Au point de vue artistique, on cornparera aussi avec nos pièces, la têle d'Apollon, de face, des tétradrachmes de Clazomènes, signés de Théodote (Pl. CLV, fig. 22,23), celle des tétradrachmes des rois de Carie et de Rhodes où elle devient Hélios; celle des tétradrachmes d'Agrigente : telles sont, parmi les têtes d'Apollon de face, les plus célèbres dans l'histoire de l'art monétaire

La torche résineuse ou flambeau de

course muni de sa bobèche, sur toutes les monnaies d'Amphipolis, est un emblème parlant du nom de la ville : àîJLcp.TroXôTv « tourner autour » \ C'est une allusion aux lampadéphovies ou grandes courses aux flambeaux, à cheval, qui consistaient pour les concurrents à se passer le flambeau allumé, de main en main, pendant la course effrénée des chevaux, et cela sans laisser tomber le flambeau etsans le laissers'éteindre ; d'où le vers de Lucrèce : et quasi cursores uitœ luinpada Iradunt . Ces jeux furent organisés dans l'amphithéâtre par Brasidas à l'occasion des événements résumés plus haut. Ils étaient sous la protection d'Arlémis Tauropolos ou Brauronia, particulièrement honorée à Amphipolis, où elle avait un temple célèbre Ce même flambeau se voit à la main du cavalier représenté en desultor sur des didrachmes de Tarenle et jusque sur les deniers romains de L. Calpurnius Piso. Artémis Tauropolos forme fréquemment le type de revers des bronzes d'Amphipolis de l'époque romaine ; on l'appelait souvent « Artémis lampadéphore » ou « porte-flambeau ».

1. Krœhner croit (lue l'Apollon des médailles d'Amphipolis est l'Apollon Hyperboréen ; le « petit lévrier » que ce savant croit voir ilans le champ des pièces, serait une allusion à la sœur d'Apollon, Artémis Tauropole dont le culte fut également en honneur à Amphipolis. b'rœhner s'appuie pour soutenir cette hypothèse sur les textes suivants : Diodore, XVIIl, 4; Epigramme d Antipater de Thessalonique, dans VAnllioloqie palatine, t. \. p. 521 ; Tite-Live, XLIV, 44 (Annuaire de la Soc. franç. de numism., t. III, p. 44), Mais nous avons tait obser-

ver que le quadrupède qui ûgure à côté de la tête d'Apollon est. en réalité, un petit lion.

2. Cf. Kegling, Zeit. fur Numism., t XXXIll, 1921, p. Ci et pl. Il, tig. 9 à 16.

Beulé, Monnaies d*AHiènes, p. 196.

4. Un bas-relief du iv siècle, trouvé à ïhasos paraît être une stèle funéraire consacrée à la mémoire d'un jeune homme qui avait remporté le pri.x aux lampaiiéphories d'Amphipolis. Albert Martin, dans le Dict. des Atiliquités de Saglio, v. Lampadedromia, p. 913.

LES VILLES DE MACÉDOINE — HERACLÉE SINTIQUE

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