lierl. Beschreib. ci. anl. Munzen, t. I, p
LES VILLES DU PANGÉE — THASOS
La tête du satyre sur ces petites pièces qui enlève la Ménade sur les didrachmes. est tout à fait pareille à la tête du satyre
11 38. — Tête de Ménade à g., ceinte d'un bandeau, les cheveux en chignon. I^. 0AI. Dauphin à g. Champ concave.
iR8; hémiob., 0 gr. 26 iP) Pl. CCCXXII, fig. 13 et 14 ; — autres, Ogr. 34 à 0 gr. 27 (B) \
La tête de la ménade, sur ces petites piè- ménade enlevée par lesatyre, dans le groupe ces est tout à fait pareille à la tête de la qui forme le type des didrachmes.
1 139. — Tête barbue de satyre, avec de petites cornes, à g. I^. 0-A. Deux dauphins nageant en sens inverse.
m 7; Pl. CCCXXII, fig. 15.
Tandis que sur les pièces de l'époque archaïque, la ménade enlevée brutalement par le satyre étend les bras dans un geste d'effroi, au contraire dans les séries moins anciennes, on remarque un changement d'attitude caractérisé. Le satyre emporte la ménade avec délicatesse et précaution ; la ménade le saisit par le cou, sans chercher à se débattre; elle paraît même converser avec son ravisseur et heureuse d'être l'objet de sa passion.
Sur les pièces de la belle époque, c'est-àdire à partir du milieu du v^ siècle, le groupe est remarquable au point de vue artistique. On admirera les traits du vieux satyre et de la ménade, la souplesse de leurs mouvements, la puissante musculature des janjbes du satyre, la grâce de la nymphe.
Il semble qu'on puisse signaler dans ce groupe l'influence de l'art attique : celle des sculptures du Furthénon. On peut en rapprocher, en particulier, la métope qui représente un centaure enlevant une femme lapithe La tête du centaure est pareille à celle de notre satyre ; malheureusement la tête de la femme a disparu, dans le groupe sculptural.
Au point de vue pondéral, il est à remnrquerque lesstatères lesplusrécentssontplus légers que ceux de la période archaïque; ils pèsent en général moins de 9 grammes, et ceux des dernières émissions descendent même à 8 gr. 72, ce qui en fait des didrachmes attiques et par là encore s'affirme l'influence athénienne.
Monnaies frappées de 4i i à 394 (Etalon milésiaque).
Le monnayage précédent prend fin en Athènes. Nous l'avons constaté à marntes 411, époque où Thasos se révolta contre reprises : les désastres des Athéniens en