‹ Traite des monnaies grecques et romaines; (volume 3)Chapitre 524 sur 698 · Diod. Sic, XVI · texte numérisé non relu

Diod. Sic, XVI

qui, jusque là, avaient été d'un faible produit et sans importance pour ceux qui les exploitaient. Mais sous l'administration de Philippe, elles reçurent un tel accroissement qu'elles rapportèrent un revenu de plus de mille talents. Ce fut la source des richesses que ce roi sut accumuler et qui ont tant contribué à la grandeur de la Macédoine. De l'or de ces mines il fit frapper des monnaies qui prirent, d'après lui, le nom de ^ùJ.mzz>.oi. Il soudoya avec elles de nombreuses troupes étrangères et s'en servit en outre pour corrompre bien des Grecs et les rendre traîtres à leur patrie ».

Dans l'évaluation du produit des mines par Diodore, il s'agit du talent attique de 26 k. 160 gr. ; de sorte que le rendement global évalué à 1.000 talents d'argent était de 26,160 kilogs.

Si le rapport de l'or à l'argent était comme 1 à 13-41, il s'ensuit que le poids d'or extrait était de 1948 kilogs. Le statère d'or pèse 8 gr. 64; on pouvait donc fabriquer 223,148 statères avec les revenus annuels des mines de Philippes.

Philippe faisait transporter dans les différents ateliers de son royaume l'or extrait des mines, lavé et amené au litre légal et uniforme de ses monnaies. Dans ces différents ateliers la monnaie de Philippe porte la légende OIAiriTTOY- Au contraire, l'or et l'argent qui restaient dans l'atelier de la ville de Philippes et étaient monnayé sur place ne portent pas le nom du roi, mais le nom de la ville, OIAinfTflN. Cette ville est la seule de la région macédonienne qui, sous le règne de Philippe, ait frappé des nionnaies d'or.

LES VILLES DU PANGÉE PHILIPPES

Monnaies d'or.

1179. — Tête imberbe d'Héraclès, à dr., coiffé de la peau de lion, les pattes nouées sur le cou.

^L. OlAirrnN. Trépied surmonté de la cortine et orné de bandelettes. Dans le ch. à dr., une grappe de raisin avec une feuille.

N 18; stat. att., 8 gr. 66 (P) PI, CCCXXIV, fig. 13 ; — autres ex., variété de coin, 8 gr. 59 [Luynes)', 8 gr. 58 (B)

1180. — Même tête d'Héraclès.

I^. Même lég. et même type. Dans le ch. à dr., une tête de cheval, à g. AT 1 7 ; stat. att. , 8 gr. 5 1 Pl. CCCXXIV, fig. 14.

1 180 a. — Variété, avec la tête de cheval à dr., 8 gr. 58 [L] ; 8 gr. 58 (B) ^

1181. — Même description ; la tête de cheval à dr.

AT 12 ; quart de statère, 2 gr. 18 [P) Pl. CCCXXIV, fig. 15.

1182. — Même description. En symbole, une tête de cerf. — Statère, 8 gr. 59 (L); 8 gr. 57 [B) \

1183. — Tête imberbe d'Héraclès à dr., coiffée de la peau de lion (non nouée sous le cou).

I^. OIAinnON. Trépied orné de deux bandelettes noueuses qui descendent de la cortine. Au-dessus, une branche de laurier; dans le ch., à dr., un caducée.

AT 17 ; stat. att., 8 gr. 60 [Luynes) Pl. CCCXXIV, fig. 16 ; — autres ex., 8 gr. 59 [B) ^

1184. — Variété, au rev. en symbole, un bonnet phrygien, 8 gr. 61 (L) "\

Monnaies d'argent.

1185. — Tête imberbe d'Héraclès coiffée de la peau de lion, à dr. (non nouée sous le cou).

I^. OIAinrnN. Trépied orné de deux bandelettes noueuses qui descendent

1. Berlin, Beschreibvng der antiken Munzen. Macedonia, p. 117, n-s 5 et 6.

2. Brit. Mus. Cal. Macedonia, p, 96, 11° 2; Berlin, Beschreib. der antiken Munzen, Macedonia, p. 117, n. 2 et 3.

3. Brit. Mus., p. 96, n" 3; Berlin, Beschreib., p. 117, no 4.

4. Berlin, Beschreibung der aniiken Mtmzen, t. II, Macedonia, p. 117, 1.

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