‹ Traite des monnaies grecques et romaines; (volume 3)Chapitre 594 sur 698 · LES ROIS ET DYNASTES DES THRACES — TETRIPORIS · texte numérisé non relu

LES ROIS ET DYNASTES DES THRACES — TETRIPORIS

en l'honneur des fils de Kersebleptès, sous le règne de ce prince, c'est-à-dire entre 359 et 341. Ce décret nous apprend que les fils de Kersebleptès, honorés à cause de leur piété filiale et de leurs bienfaits à l'égard de l'Apollon Delphique, s'appelaient

lolaos, Poseidonios, Medistas et Térès.

Aucun d'eux ne paraît avoir joué un rôle dans rhistoire de la Thrace. Le roi Térès, dont on a des monnaies, ne saurait être un fils de Kersebleptès ^

§ X. — Cetriporis

(vers 356 av. J.-C).

Cetriporis est désigné dans un passage de Diodore qui signale les rois desThraces, des Paeoniens et des lllyriens comme s'étant ligués contre Philippe de Macédoine. Mais celui-ci, averti, prit les devants, les surprit, les battit l'un après l'autre et les força à rentrer sous le joug. Dans ce passage, le nom de Cetriporis, il est vrai, n'est pas prononcé. Mais on sait que c'est de lui qu'il s'agit par Tinscriplion trouvée en 1874,

sur l'Acropole d'Athènes, et qui le nomme en faisant allusion aux mêmes événements.

Ce texte épigraphique est le traité d'alliance de l'année 356/5, entre Athènes, Cetriporis le Thrace et ses frères, le roi des lllyriens Gabros, et le roi des Paeoniens Lyppeios ou Lycceios '\

C'est à Cetriporis que Waddinglon a fixé l'attribution des monnaies suivantes qui, autrefois étaient classées à l'île de Ceos*.

1310. — Tête de Dionysos barbu et couronné de lierre, à dr.

ï^. KETPIPOPIOI. Canthare à deux anses surélevées ; au-dessus, un

croissant ; dans le ch. à g., un thyrse. M 16 (P) Pl. CCCXXXI, ûg.S \

1311. — Variété] le croissant est au-dessus du canthare. ^16 (P) Pl. CCCXXXI, fig. 9 ; — autres (/., 7^) ^

1312. — Tête de Dionysos barbu et couronné de lierre, à dr.

I^. KETRin ou KETPI. Même type du canthare; dans le ch. à g., un thyrse. 11 (P) Pl. CCCXXXI, fig."lO; — autres [L) \

1. p. Perdrizet, Ihdl. corr. /lelL, t. XX, 1896. p. 466 et s.

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