‹ Traite des monnaies grecques et romaines; (volume 3)Chapitre 633 sur 698 · Polyen, IV, 2,22; Démosthène, lu Aristocral · texte numérisé non relu

Polyen, IV, 2,22; Démosthène, lu Aristocral

§ VI. — Aenos.

Aenos (A'voç ; ethnique, A'-'vtoç, A'.'v£to; et aussi A'.vt-crjç) élait une très ancienne ville de la côte méridionala delà Thrace, à Tem bouchure derHèbre(la Marilza), en face de Tîle de Samothrace. Son port, formé par l'estuaire du fleuve, était immense ; l'avantage de son emplacement fut remarqué de bonne heure par des colons d'Alopeconnesos, ville de la Chersonèse de Thrace qui était d'origine Aeolienne, Plus tard, vinrent à ^nos d'aulres colons ^Eoliens, émigrés de Mytilène et de Cymé. D'après Slrabon, la ville thrace où les Grecs vinrent ainsi installer leurs comptoirs s'appelait Poltymbria, c'est-à dire « la ville du héros Poltys » ^ Quant à l'origine du nom d'A'voç apporté par les colons grecs, elle est inconnue; des auteurs anciens rapprochent ce nom de celui d'Enée, attribuant ainsi la fondation de la ville à Ênée fuyant les ruines fumantes de Troie. Cette légende n'est pas conciliable avec la mention de la ville d'Aenos qui se trouve déjà dans l'Iliade (IV, 520).

Les monnaies magnifiques et abondantes qu'Aenos fit frapper dans le cours des v« et iv^ siècles attestent sa prospérité durant celte période. Klle éclipsa sa voisine Doriscos qui se trouvait sur l'autre rive de l'embouchure de l'Hèbre.

Les plus anciennes monnaies d'Aenos sont postérieures à la bataille de l'Eurymédon gagnée par Cimon en 465, et à la conquête de la Chersonèse de Thrace par les Athéniens. On sait qu'à la suite de ces événements toutes les villes de la côte de Thrace entrèrent dans la ligne attico-délienne et s'engagèrent à payer à Athènes un tribut annuel. Aenos fut du nombre et elle fut taxée à 10 ou à 12 talents de contribution annuelle. Elle demeura toujours la fidèle alliée d'Athènes ; ses monnaies trahissent d'ailleurs par leur beau style, l'influence de l'art attique et attestent que les Athéniens exerçaient à Aenos une influence aussi bien artistique que politique et économique.

Première période.

De 450 à 400 av. J.-C.

1493. — Tête d'Hermès à droite, coiiïée du pétase sans ailerons, avec une rangée de globules autour du rebord ; il a l'œil de l'ace, et ses cheveux forment une natte tressée autour de la nuque, d'une oreille à l'autre.

I^. MOIMIA. Caducée non ailé, placé en diagonale, dans un carré creux, tétradr. 15gr. 67 [Pozzi)'Pl. CCCXLIV, fig. 2; — autre 15 gr. 16

1. Strabon, VII, 6, 1 ; des manuscrits donnent la 2. A. de Sallet, Zeit fur Num., t. V, p. 118; BerL forme Poltuobria. De même formation sont les Ca/. , p. 119, n» 1. noms de Selymbria et de Mesembria.

1494. — Même tête d'Hermès.

I^. I-A. Caducée non ailé, à deux boucles, placé en diagonale dans un carré creux.

^ 11 ; diobole, 1 gr. 39 (P) Pl. CCCXLIV, fig. 3, 1 gr 32 ; 1 gr. 26

[B)'\ — autres, \ gr. 27 ; 1 gr. 18 [Pozzi).

1495. — Variété, avec A — I.

J^ \\ \ \ gr. 07 trouée (P) Pl. CCCXLIV, fig. 4.

1496. — Même tête d'Hermès.

ï^- AINI. Caducée non ailé, à une seule boucle, en diagonale dans un carré creux.

/R 11 ; 1 gr. 06 (P) Pl. CCCXLIV, fig. 5.

1497. — Même tête d'Hermès (avec la tresse sur la nuque).

I^- IMIA. Bouc à droite; devant, une tète de sanglier. Carré cr. M 24 ; tétradr. 16 gr. 22 (P) Pl. CCCXLIV, fig. 6 ; — autre 16 gr. 40 (Pozzi).

1498. — Même tête d'Hermès (avec la tresse sur la nuque). I^. AINI. Bouc à dr. ; devant, un symbole variable. Carré cr. M. 24 ; tétradr.

Vmiétés :

Chouette {B) Pl. CCCXLIV, fig. 7.

Croissant et feuille de lierre, 15 gr. 89, trouée (P) Pl. CCCXLIV, fig. 8.

Croissant, 16 gr. 39 \

Mouche, 16 gr. 41 (P) Pl. CCCXLIV, fig. 9. Tête de sanglier, 16 gr 25 (P) Pl. CCCXLIV, fig. 10. Xoanon d'Hermès sur son trône, 16 gr. 40 {Luynes)^!. CCCXLIV, fig. 11; autre [M. de Nanteuil) Pl. CCCXLIV, fig. 12.

1499. — Même tête d'Hermès (avec la tresse sur la nuque). I^. AINI. Bouc à dr. (sans symbole). C. cr.

R\ 15:3 gr. 97 (P) Pl. CCCXLIV, fig. 13.

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