VII. — Cypsela
Cypsela (Kj-l/^Xa) ét;iil silin'e sur la rivt; (If)in(' pour aller à Byzance passait p:ir gaucho de l'Hèbre, à (jnel(|ues lieues au ('ypsola. Les rares monnaies de celte ville nord de la p;rande ville dM^^nos. La célèbre sont de la première moitié du iv" siècle, roule romaine ioia l'Jgnnlai) ou reslauréi? avaul la main-mise de Philippe de Macépar les flomains, qui venait de la Macè- doine sur la Thrace.
1a20. — Tète imberbe d'Hermès à droite, coitlee du pétase sans ailerons (comme à /l^]nos).
^L- KVyE. Vase (/ji^iXri) à deux anses; en haut, un symbole variable. yE 1 3 ;
Variétés :
Osselet (P) Pl. CCCXLVII, fig. 1.
Croissant (P) Pl. CCCXLVII, fig. 2.
Grain d'orge (B).
1521. — Même tête d'Hermès.
^i- KYS^EA. Vase à deux^anses ; dans le champ, un penlagone. JE (L) Pl. CCCXLVII, fig. 3 ; — autre (B) ^
La tête d'Hermès sur ces bronzes est absolument semblable à celle des bronzes d'iEnos de l'époque contemporaine
Le vase appelé xu^i^iXrj est un type parlant sur les monnaies de la ville de Cypsela. Comme le même vase se voit au revers des monnaies des rois thraces suivants : Hebry-
zelmis (386-385), Cotys (38-2-359) Kersobleptos (357-343), c'est-à-dire à l'époque même à laquelle appartiennent les monnaies de Cypsela, on est en droit de penser que cette ville est l'atelier où ces monnaies royales ont été frappées et qu'elle fut la capitale de ces princes Odryses ^.
VIIL — Périnthe.
C'est au promontoire central de la côte européenne de la Propontide que se trouvait la ville de Périnthe (nip'.veoç) qui s'est appelée aussi Héraclée, aujourd'hui encore ^recli. De Périnthe à Byzance les anciens comptaient 630 stades. Périnthe était une colonie ionienne qui fut fondée par des marchands de Samos, vers 600 ou 590 avant notre ère ^. Son développement fut longtemps entravé par les attaques incessantes de la tribu thrace des Paeoniens ^ Elle eut à subir le joug perse sous Darius. En 480, lors de son invasion en Grèce, Xerxès choisit Périnthe pour en faire l'un des grands entrepôts d'approvisionnement de son armée A la suite des désastres des Perses et de l'expédition victorieuse de Cimon et de la flotte athénienne dans la mer de Thrace, Périnthe délivrée du joug perse
entra dans la ligue attico-délienne etdevint tributaire d'Athènes. En 465, le tribut de Périnthe est fixé à 10 talents^ tandis que Byzance en paye 15, et Sélembrie, 5 seulement.
Après avoir été, comme Byzance, l'alliée de Philippe conire les tribus thraces, Périnthe se détacha du roi de Macédoine dès qu'elle comprit le but de son action envahissante. En 340 elle fut, comme Byzance, attaquée et assiégée par Philippe ^ La résistance fut aussi héroïque qu'à Byzance, et finalement Philippe fut contraint de se retirer.
Ce fut pour payer les préparatifs de sa défense et les mercenaires de son armée, que Périnthe frappa ses premières monnaies.
1. Brit. Mîis. Cat. Thrace, p. 110 ; Berl. Beschreih. 3. Hérodote, V, 1.
p. 158, no 113; cf. Prokesch Osten, Num. Zeit., 4. Hérodote, VII, 2o.
t. IV, p. 199. 5. Diod. Sic, XVI, 74-76; E. Curtius, Hist. grecq.