Héiod.,IV, 144; Strabon, VU ; Tacite, Annales, XII
même divinité dominait l'Acropole d'Argos. Les traditions de Byzance concernant le mythe de lo ont la même origine. Enfin le dialecte de Byzance atteste, à Tappui de ces traditions, que Byzance était une colonie dorienne et que les Doriens de Mégare et d'Argos eurent, certainement, dans sa fondation, le rôle prépondérant.
D'après les légendes locales, les murs de Byzance furent construits par Apollon et Poséidon ; un autre mythe attribue la fondation de la ville au héros éponyme Byzas, fils de lo ou Keroessa La nymphe argienne « au front armé de cornes » le mit au monde sur la rive du Bosphore, à l'endroit même où devait s'élever Byzance. On entrevoit ici le prolongement des légendes de la Héra d'Argos d'oij étaient venus les premiers colons. Mais historiquement, si, comme nous l'avons remarqué plus haut, le nom de Byzas est thrace et non grec, il faut admettre que les colons argiens en arrivant sur le Bosphore, se sont installés à côté d'un établissement thrace, indigène, appelé Byzance et dont le nom a prévalu ultérieument.
Sous Darius V% fils d'Hystaspe, vers l'an 515, le satrape Otanès s'empara de Calché don et de Byzance ^ Mais dix-sept ans plus tard, Byzance ayant commis l'imprudence de s'allier aux villes d'Ionie révoltées contre le grand Roi, partagea avec elles les conséquences de la défaite commune à Ladé, en 494. En voyant venir la vengeance terrible des satrapes, les gens de Byzance prirent la tuite et se réfugièrent à Mésembrie, autre colonie de Mégare, sur la côte occidentale du Pont Euxin^.
Cette destruction de Byzance et de Cal-