Imhool-Bhinier, p. 00, n
l*acai;nanie
THVIUŒiON
Imhoof-Bl limer a pensô qu'on devait reconnaître ici la déesse (jiii présidait aux Jeux Actiens, célébrés périodiquement au temple d'Apollon, N(/.r^ 'Ay.T(a;, correspondant à la Nt/.'o IljOta; des Jeux Delphiques, et à laNî/.r^ 'oXufjLuîa; des Jeux Olympiques ^ C'est le cas de rappeler les splendides monnaies d'Klis-Olympie qui ont pour type cetle tète de femme accompagnée de son nom, OAYMniA
Une confirmation indirecte de cette interprétation réside dans ce fait qu'un grand nombre des symboles qui figurent dans le champ des monnaies d'Anactorion à types corinthiens, sont empruntés à la célébration des Jeux d'Apollon Aclien : statue d'Apollon Aciien (n° 171), Niké n'^ 17-2', couronne, palme, lyre, autel, trépied, omphalos (n° 180, 190), palme et bandelette [laenla] pour les athlètes victorieux (n^ 218), clef de temple (n^^iri), téte de taureau pari; de l)and(Melles pour le sacrifice (n''211, 212 ^ D'aulres
symboles agonisliques figurent de même sur les monnaies d'Anaclorion des ni^'-ii*^ siècles. Sur le groupe qui précède, nous avons déjà un certain nombre de noms de magistrats, en abrégé. Comme à Corinthe, ces signatui'es deviennent plus explicites après Alexandre. Parfois, il y a deux noms abrégés et un symbole. Ces noms sont sans doute ceux des chefs de la Ligue acarnanienne. Après 300, on constate les mêmes initiales, EPI, KAEO, AYEI, NAY. AT, à la fois sur les slalères d'Anactoi-ion el sur ceux de Thyrreiou et d(^ Leucos : celle rencontre ne peut s'expliquer que si l'on admet que les magistrats signataires des monnaies sont les chefs d(» la Ligue acarnanienne Knlin, à Anarlorion, on a souvent à cette basse (''pofjue l'elliniiiue en toutes lettres, ANAKTOPION ou ANAKTOPIEON et un nom de magistral, par exemple 'Av.7tôojao;. Ces statèi'es corinthiens ne rentrent pas dans 1(> cadi'Ci du préscMil volume '* .
^ \ni. — Thyrreion.
Thyrreion (Bjôôe-.ov, Hjc^ov, wojv.ov, était une ville importante du nord de l'Acarnanie, sur le golfe d'Ambracie, à une courte distance d'Anaclorion et de Palaeros ; mais son emplacement exact est encore indéterminé. VA\o est mentionnée pour la première fois en 373, lorsque son territoire fut envahi par Iphicrate à la tète des Athéniens On