‹ Traite des monnaies grecques et romaines;Chapitre 12 sur 880 · Lingot à face striée, comme les précédents · texte numérisé non relu

Lingot à face striée, comme les précédents

^. Empreintes creuses formées par trois poinçons, l'un rectangulaire placé entre les deux autres carrés et plus petits ; dans le poinçon rectangulaire on distingue la silhouette d'un renard courant à gauche; la surface des deux autres poinçons est couverte de protubérances irrégulières.

El. très pâle, 19 sur 15 milL, 10 gr. 81 [Londres) PL I,fig. 12 \

Le poids de cette pièce Ta fait considérer d'argent; son poids est exactement celui

comme étant les trois quarts du statère. des monnaies d'argent de Grésus ''. Faut-il

Mais c'est là une taille anormale et insolite croire que l'infime partie d'or qu'elle con-

dans réchelle des divisions de la monnaie tient, a été considérée comme négligeable,

chez les Grecs. En outre, les pesées hygro- et que ce statère de 10 gr. 81 fut mis en

métriques auxquelles on l'a soumise ' ont circulation non comme monnaie d'électmm,

permis de constater qu'elle ne contient que mais comme pièce d'argent du poids nor-

2 pour 100 d'or, tandis qu'elle a 98 pour 100 mal de la créséide d'argent de 10 gr. 89 ?

l.Slx,?irum.CAron.,l890,p.214,no24etpl.XVn,4. Mus. Ionia,p. 5, no 19(àMilet?).

2. F. Lenormant, loc, cit., p. 172, n» 4 (à Gygès); 5. F. Lenormant, op. cit.y p. 171, n« 2 et pi. VUI, B. Head, lonia, p. 3 et pi. I, flg. 9 (à Milet?}; Six, 1 (à Gygès); B. Head, dans le Num. Chron., 1875, dans le Num. Chron., 1890, p. 213, n» 20. p. 258 et pi. VII, 1 ; 1887, p. 304; le même, The coi-

3. Fr. Lenormant, loc. cit.^ p. 172, n» 5 (à Gygès) ; nage of Lydia and Persia, p. 12 et pi. 1, 1 (à Gygès B. Head, The coinage of Lydia and Persia, p. 12 ou Ardys); le môme, Eist. numor., p. 545; le môme, (donne un poids faux) et pi. I, fig. 4 (à Gygès ou lonia, p. 183, n* 1 et pi. III, 3 (à Milet?); Six, dans Ardys). le Num. Chron., 1890, p. 212, n? 17 (à Milet?).

4. B. Head, The coinage of Lydia, etc., p. 12 et 6. Num. Chron., 1887, p. 304. pi. I» flg. 5 (à Gygès ou Ardys); le même, Brii. 7. Voy. ci-après, chap. v.

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Cette pièce, par sa taille et son titre, sou- à cause de son poids créséen, contemporain

lève un problème non résolu. de Grésus (560-546}, il s'ensuit que le

A part cette singularité^ la parfaite homo- groupe tout entier devrait, peut-être, se

généité du groupe à la face striée n'échap- placer chronologiquement vers la même

pera à personne : toutes les divisions s'en époque, c'est-à-dire peu avant le milieu du

rattachent à un statère milésiaque étalon vi« siècle. On l'a, jusqu'ici, classé à une date

de 14 gr. 30. Si le statère n^ 16 paraît, beaucoup plus reculée.

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