Autre exemplaire, 14 gr. 08 {Londres
Le groupe de pièces décrit ci-dessus, à des types divers (n*" 337 à 353;, se rattache à un statère étalon milésiaque de 14 gr. 15 environ. C'est donc le même étalon que celui dont nous avons constaté l'application : 1** à la taille des statères de Chios primitifs, décrits sous les n" 331 à 335 (PI. VIII, fig. 6 à 8); 2» à la taille des statères de Lampsaque décrits sous les no» 329 et 330 (PI. VIII, fig. 5).
Toutes ces pièces ont le même carré creux; l'analyse chimique ou les pesées hydrométriques auxquelles on a soumis un certain nombre de ces statères permettent d'affirmer que la composition du métal est la même pour tout le groupe : 30 pour 100 d'or et 60 pour 100 d'argent environ *. A l'exception des pièces chiotes primitives, au type du sphinx, toutes les autres sont du même temps, ont le même aspect, sont de même fabrique, n'ont rien d'archaïque dans leur style qui est particulièrement élégant : ce monnayage d'une grande beauté se place à une époque assez avancée dans le v<^ siècle. Une particularité encore achève de souder ces pièces les unes aux autres, c'est la palmctte sty-
lisée, de proportions plus ou moins grandes, que nous avons signalée dans la description d'un certain nombre d'entre elles. Cette palmette, nous la voyons sur le statère au type de Lampsaque (PI. VIII, fig. 5), sur le statère au type du coq (PI. VIII, fig. 10), sur l'un des exemplaires au type du cheval, décrit sous le n° 345.
De ces observations il résulte ce qui suit : ou bien, ces pièces à types variés, mais de fabrique identique, ont été frappées dans un seul et unique atelier; ou bien, ces pièces représentent le monnayage de villes associées en vertu d'une alliance monétaire analogue à celles dont nous avons déjà parlé; nous rappellerons encore une fois, à ce sujet, le texte de l'alliance monétaire qui devait être conclue plus tard entre Phocée et Mytilène, et qui, elle aussi, avait pour objet la fabrication d'hectés d'électrum identiques de style et d'aspect dans l'un et l'autre atelier. Nous penchons pour cette seconde hypothèse, que confirme, au surplus, la trouvaille faite, à Samos même, des statères au type de la protomé de taureau (Pi. VIII, fig. 12) ' ; nous sommes en présence du monnayage
1. B. ïlead, Calai. lonia, pi. I, 21 et pi. TU, ig. 18 (le même ex.).