‹ Traite des monnaies grecques et romaines;Chapitre 132 sur 880 · Type obscur, pareil au précédent · texte numérisé non relu

Type obscur, pareil au précédent

I^. Un rectangle et' un carré creux juxtaposés, dont le champ ne présente que des aspérités irrégulières.

El. 1 7 sur 1 4 ; hémi-slat. eub. , 8 gr. 64 {La Haye) PI. IX, fig. 16 '.

Les pièces qui précèdent (n" 371 à 373) sont généralement attribuées soit àlaCyrénaïque, soit à Corcyre ' ; mais elles ne sont ni de Tune ni de Tautre de ces deux contrées. On ne peut les classer, avec L. Muller, & la Cyrénaïque *. En effet, ces pièces étant en éleclrum seraient les seules que Cyrène eût frappées dans ce métal. En second lieu, le type, qu'il figure réellement ou non, un double fleuron, ne saurait être pris, comme on Ta cru, pour deux tiges juxtaposées de silphium, car sur aucune des monnaies véritablement cyrénéennes le silphium ne se présente sous cet aspect particulier. Enfin, le carré creux du revers n'est pas conforme à celui qui fut adopté en Cyrénaïque, dès le début du monnayage de cette colonie grecque.

Il n'est pas plus raisonnable de classer ces monnaies à Corcyre : leur type n'a rien de commun avec celui que, sur les pièces

de Corcyre, de Dyrrachion et d'ApoUonîe dlllyrie, on continue parfois à désigner sous la dénomination de « jardins d'Alcinous ». Corcyre enfîn a taillé ses monnaies dans le système éginétique et non dans le système euboïque.

En rapprochant les pièces de colles de la trouvaille de Samos, on constatera aisément qu'elles sont de la même famille : même poids, même flan allongé et globuleux, mêmes bords arrondis, même aspect ; le métal a la même couleur; enfin, les carrés creux sont semblables, aussi bien pour le statère que pour Thémistatère.

Les deux fleurons opposés, type du statère et de rhémi-statère (PI. IX, fig. 14 et 16), forment le pendant, presque Timilation des statères de Milet(Pl. I, fig. 20 et 21] qui ont pour type deux mufles de lion opposés de la même manière.

374. — Sorte de fleuron épanoui ; autour d'un bouton central paraissent rayonner de grosses branches terminées par des globules.

El. 10 ; hecté eub., 2 gr. 87 [Paris, trouvaille de 1894) PL IX, fig, 15.

375. — Aigle volant à dr. (œil globuleux, style primitif). — ^. Carré creux- El. 9; hémi-hecté eub., 1 gr. 40 {Paris, trouvaille de 1894) PL IX, fig. ±7.

1. Lud. MuUer, ATumûm. de l'ancienne Afnque t. 1, p. 9, n* 1; B. Head, dans le Numisyn, Chrotiic/e, N. s.» t. XV, 1875, p, 273 et pi. IX, fig. i.

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