‹ Traite des monnaies grecques et romaines;Chapitre 140 sur 880 · STATÈRES EN PLOMB BORE · texte numérisé non relu

STATÈRES EN PLOMB BORE

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Plomb (statère défourré), 23 mill. ; 8 gr. 35 [Greenwell *.

Ce type de l'aigle dévorant un serpent doit être rapproché des petits pièces d'électrum de Samos, au même type, que

nous avons décrites plus haut (n*" 361 et 362, pi. IX, fig. 8 et 9).

395. — Lion marchant à droite et détournant la tête en rugissant ; au-dessus de sa croupe, un double anneau en forme de œ.

^. Deux rectangles creux côte à côte, remplis, l'un de^deux, et l'autre, de trois globules.

Plomb (statère défourré) 21 sur 15 mill., 6 gr. 56 [Paris) PL II, fig. 17.

Le type du lion de ce statère parait plutôt copié sur les monnaies de Milet que sur celles de Samos; c'est pourquoi nous Tavons fait reproduire sur notre pi. II. Mais on remarquera que les deux rectangles creux du revers sont pareils aux rectangles creux des statères de Samos reproduits sur notre pi. IX, fig. 2 et 14. Dès lors, Torigine samienne de cette pièce de plomb défourrée, se trouve affirmée.

Ces statères faux de Samos ainsi que la petite pièce fourrée de notre pi. II, fig. 16, paraissent se rapporter à un épisode de Thisloire de Polycrate que nous devons résumer. Pour éloigner la flotte qui l'assiégeait dans Samos, ainsi que nous Tavons rapporté plus haut, Hérodote dit que le tyran trompa les Lacédémoniens en les

payant avec des statères de plomb doré : (îf On rapporte, dit Hérodote, que Polycrate fit frapper en plomb, puis dorer, un grand nombre de pièces de monnaie et que, les donnant aux Lacédémoniens, il les décida de cette manière à partir *. » Hérodote qualifie, à la vérité, cette tradition de puérile, (jiaTat6Tepo<; \6^o<i ; il est difficile aussi de croire que les Lacédémoniens aient été assez naïfs pour accepter sans mot dire cette fausse monnaie. Toutefois, en présence de nos statères samiens en plomb défourrés, nous sommes autorisés à conclure que, du temps de Polycrate, on frappa à Samos des pièces d'électrum fourrées, et que ces pièces donnèrent prétexte à la fable que nous avons rapportée.

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