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LES ROIS DE LYDIE

Tableau généalogique des Mermnades (d'après G. Radet).

Gygès rAncien.

Dascyle TAncien Ardys, de Tyra,

épouse une Phrygienne; major- adopte Gygès II, son dôme sous Ardys (766-730). petit-neveu.

Dascyle le Jeune épouse une Syrienne de Sinope.

Gygès le Jeune

majordome sous Candaule,

puis roi de Lydie de 687-652,

épouse la Mysienne Tydo.

Ardys II roi, de 652-615.

Sadyaite roi, de 615 610 épouse : 1» sa propre sœur Lydé, mariée auparavant à Miletos ; 2« et 3« deux sœurs inconnues (A et B).

Une fille qui épouse Mêlas TAncien.

Une génération.

Miletos.

Mêlas le Jeune

i* de sa sœur Lydé. 2» de l'inconnue A. 3« de llnconnue B. prince d'Éphèse,

I I I épouse une fille d'Alyatte.

Alyaite roi de 610-561.

JL__

Atialès.

Adramys.

Pindaros, prince d'Éphèse.

1» d'une Carienne. 2« d'une Ionienne. 3» d'une inconnue.

Crésus, roi de 561-546.

Pantaléon.

A lys.

Un fils muet.

Une fille

qui épouse Mêlas

le Jeune, prince

d'Éphèse <

Pythios,

prince de Célënes

en 481.

ToiDè U.

LES GBÉSÉIDES D^OR ET D^RGENT

§ II. — Les créséides d'or et d'argent.

Plusieurs savants ont attribué, mais sans preuve positive, des monnaies d'électrum aux rois de Lydie antérieurs à Grésus, et fait remonter à Gygès (687-652) l'invention du monnayage en Asie-mineure ^. Au tome 1I« de la Première partie de ce Traité^ nous nous sommes efforcé de démontrer que cette opinion est sans fondement et que les pièces primitives en électrum, classées à Gygès et à ses successeurs immédiats, appartiennent en réalité au monnayage primitif de Milet, d'Ëphèse et de Smyrne, à l'époque où ces villes grecques se trouvaient sous Thégémonie des rois de Lydie *. Le premier prince lydien dont on ait sûrement des monnaies royales frappées à Sardes, est Grésus (561-546.)

Nous avons constaté que Grésus, une fois monté sur le trône, tint à cœur de se concilier Tamitié des Grecs en envoyant de riches présents en lingots d'or et d'argent au sanctuaire de Delphes, à celui des Branchidesprès de Milet, ainsi qu'à TArtémision

1. Voyez, notamment : Fr. Lenormant. Monnaies royales de la Lydie, dans V Annuaire de la Société franc, de numismatique, t. IV, 1873, p. 171 ; Barclay V. Head, The Coinage of Lydia and Persia {Londres, 1877, in-4<») ; le même, Historia numorum, p. 544; J.-P. Six, dans le Numismatic Chronicle, 1890, p. 202 ; G. Radet, La Lydie au temps des Mermnades, pp. 155 et suiv.; le môme, dans la Revue des Universités du Midi, 1895, p. 119.

2. Voyez aussi ci-dessus, p. 6. « On ne peut douter, dit M. Barclay Head, en dernière analyse, que les rois de la dynastie des Mermnades aient frappé des monnaies d'électrum; mais si nous cherchons dans les séries d'électrum à spécifier quelles sont celles qui ont été frappées à Sardes, il est impossible de les déterminer. Môme si nous acceptons l'ingénieuse explication de Six(Nwm. Chron.y 1890, p. 203) au sujet de la légende

d'Ephèse ^ Quand il eut soumis par les armes Ëphèse, Milet, Lampsaque et les autres colonies grecques de Tlonie, de TiËolide et de la Mysie, il se trouva, plus complètement qu'Alyatte, le maître de tous les centres commerciaux de la côte de TAsie-mineure où, déjà Tusage de la monnaie d'électrum s'était propagé. Toute la Grèce asiatique dut reconnaître rautorilé de Grésus qui sut rapidement se l'attacher par des bienfaits, des privilèges politiques, des avantages commerciaux, au premier rang desquels il faut placer la réforme monétaire qui porte son nom et comprend la création d'une monnaie d'or pur et d'une monnaie d'argent pur.

Grésus préoccupé, comme le fait ressortir l'historien de la dynastie des Mermnades, M. Georges Radet, « d'établir une grande monarchie fiscale et militaire », imposa aux villes grecques redevenues ses sujettes, un tribut, <p6po<;, qui dut être payé en métal précieux, forme sous laquelle il sera exigé plus tard par Darius '. Qui sait si ce ne fut point l'établissement de cet

N^1^^> comme étant la forme (avec des digamma) lydienne du nom du roi Alyatte, on ne serait pas encore certain que les pièces qui ont cette légende n'eussent pas été frappées dans quelque port de rionie où dominaient les Lydiens et où ceux-ci avaient établi leur entrepôt commercial pour écouler les marchandises de Tintérieur de TAsie-mineure. » (B. Head, Catal Lydia, Introd. p. xvni). On voit par là que M. Head abandonne lui-même les anciennes attributions dont il s'était fait le champion dans ses travaux antérieurs.

1 . Ci-dessus, p. 56 ; cf. G. Radet, La Lydie au temps des Mermnades j p. 214.

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