Autre exemplaire, 2 gr. 69 [Londres
406. — Sixième de statère ou hecté, 1 gr. 36 [Luynes) PL X, fig. 8.
Je ne connais pas d'exemplaire de Thémi- 1ère de 10 gr. 89 étaient destinées à circuler
hecté, dont le poids normal est 0 gr. 68. dans le commerce des Lydiens avec les pays
La coexistence des deux séries de créséi- grecs et les colonies helléniques de la côte,
des en or pur, aux mêmes types et de même tandis que les créséides au statère de
aspect extérieur, est rendue certaine par 8 gr. 17, auraient été réservées pour les re-
Texamen du double tableau qui précède, lations commerciales avec l'Asie intérieure,
Quelque étrange que ce fait paraisse de les Phrygiens et les Assyriens *. Cette
prime abord, en dehors du poids rien ne explication n'est pas recevable, parce que
distingue les pièces de deux séries qui, en le commerce de l'intérieur de TAsie-mineure
raison de cette identité d'aspect, doivent se passait de toute espèce de monnaie mé-
êlre considérées comme contemporaines et tallique, et il en fut ainsi jusqu'au v^ siècle
non comme successives. Leur mise en cir- au moins. Les Assyriens, les Héthéens et
culation dans le commerce dut donner lieu plus tard les Phrygiens n*employèrent
à des méprises qui forcèrentà recourir cons- jamais la monnaie dans leurs transactions
tamment à l'usage de la balance. On ad- commerciales; nous avons insisté ailleurs
met généralement l'opinion de Fr. Lenor- sur ce point *. Aussi, ne trouve-t-on jamais
mant qui a pensé que les créséides au sta- les créséides le long des routes commer-
1. B.Heacl,Ca/a/. I,ydia,p. 6,no»31à34etpl.I,15. Vanliquilé, t. V, p. 288; B. Head, The Coinage of
2. B. Head, Catal. Lydia, p. 6, n« 36 et pi. 1, 16. Lydiaand Persia, p. 20 ; G. Radet,La Lydie au temps
3. Fr. Lenormant, Monn. royales de la Lydie, des Mermnades^ pp. i55 et suiv. et 234.
dans V Annuaire de la Soc. franc, de numism., t. IV, 4. Pour les développements, voyez notre Traité,
1873, p. 195 ; Perrot et Chipiez, Hxst, de Vart dans Première partie, t. II (sous presse).
235 LES cRÉsÉiDEs d'or ET d'argemt 236
ciales qui pénétraient dans Tintérieur du trum. Comme ces villes frappaient Télec-
continent anatolien ou asiatique. 11 ne trum suivant des systèmes différents, c'est
faut pas sortir de ce principe, à savoir que par là, sans nul doute, que Grésus fut
les créséides d'or et d'argent ont été créées amené à donner deux tailles à sa monnaie
pour faciliter les relations commerciales des d'or, afin de faciliter les rapports entre ces
rois de Sardes avec les villes grecques de pièces d'or et les pièces d'électrum des sys-
la côte qui frappaient des monnaies d'élec- tèmes milésiaque et phocaïque.
La cr(^.séide d'argent.
Les créséides d'argent sont aux mêmes tème pondéral, deux séries bien distinctes,
types que les créséides d'or ; il n'y a pas de les créséides d'argent ne constituent qu'une
différence extérieure, ni pour le droit ni seule série qui se rattache à l'étalon de
pour le revers (voyez PI. IX, fig. 7, 9, 10, 10 gr. 89.
11 et 12). Seulement, tandis que les créséi- Voici l'échelle unique des divisions théo-
des d'or forment, au point de vue du sys- riques de la créséide d'argent :
Statère d'argent (didrachme) 10 ^-89
Hémi-slatère (drachme) 5 44
Tiers de statère (tétrobole) 3 63
Sixième de statère (diobole) 1 81
Douzième de statère (obole) 0 90
On voit par ce tableau que les créséides système fort des créséides d'or: les poids et d'argent sont exactement taillées suivant le les divisions sont les mêmes.
407. — Statère ou didrachme d'argent, 10 gr. 70 [Paris) PI. X, fig. 7.
408. — Autres exemplaires, 10 gr. 57 ; 10 gr. 31 ; 9 gr. 63, etc. [Londres) \
409. — Hémi-stalère ou drachme d argent, 5 gr. 37 [Paris) PL X, fig. 9.