‹ Traite des monnaies grecques et romaines;Chapitre 152 sur 880 · LA DARIQUE ET LE SICLE MÉDIQUE · texte numérisé non relu

LA DARIQUE ET LE SICLE MÉDIQUE

§ II. — La darique et le siole médique.

Cyrus et Cambyse n'ayant pas de monnaies, ainsi que nous Tavons dit plus haut *, la suite royale des Perses Achéménides commence seulement avec Darius 1'% fils d'Hystaspe (521-485), qui créa une monnaie d'or, la dainque^ et une monnaie d argent, le sicle médique ou darique d'argent*.

La darique d'or (ôapetxo<; cnaTïîp) et le sicle médique (aiY^o<; fxTjStxcS;) furent, avec leurs rares divisions, les seules monnaies des rois de Perse de la dynastie achéménide. Il n'y en eut jamais d'autre, depuis Darius I fils d'Hystaspe jusqu'à Darius III Codoman, l'adversaire malheureux d'Alexandre.

Crésus avait posé, dans l'émission de sa monnaie, un principe que recueillit avec scrupule le roi de Perse et qui subsista toujours, dans l'antiquité^ jusqu'à la chute de l'empire romain : c'est celui de la pureté du métal pour la monnaie-étalon.

Darius^ fils d'Hystaspe, conseillé sans doute, lui aussi, par les héritiers des riches banquiers à l'instigation desquels Crésus avait inauguré ce principe, fît frapper des monnaies d'or et d'argent que caractérisent leur remarquable sincérité et la pureté du métal, ce que n'avaient pas connu les villes grecques qui monnayèrent l'électrum.

Hérodote, le premier des auteurs grecs qui fasse allusion à la monnaie d'or de Darius, en vante la pureté métallique (7pu(j(ov xaôapwTaxov) *. Et en effet, d'après

< . Voyez ci-dessus, p. 240-242.

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