ICONOGRAPHIE NUMISMATIQUE DES ACHÉMÉNIDES
ment inclinée en avant, comme si le roi faisait un effort pour mieux percevoir Tennemi qu'il fixe devant lui.
Le type royal adopté par Xerxès se distingue assez bien de celui de Darius. La tète est plus allongée ; la tiare, particulièrement basse ; le nez plus long^ les pommettes des joues plus saillantes ; la
Xenès*
barbe descend sur la poitrine en une longue pointe sensiblement infléchie; sur la joue, la ligne de naissance de la barbe est nettement indiquée. Xerxès avait 34 ans quand il monta sur le trône en 485, et il passait pour le plus bel homme de son temps '. Nous aurons l'occasion de poursuivre cette recherche sur l'iconographie des prin-
ces achéménides quand nous traiterons des monnaies des successeurs de Xerxès. Il nous importait seulement d*en indiquer ici, à propos des deux premiers règnes de la dynastie, left bases essentielles. Il n'est pas superflu, en terminant, de faire observer qu'il existe une grande quantité de dariques d'or et de sicles médiques dont la fabrique est négligée et le type royal grossièrement flguré. Ces pièces ne sauraient avoir de prétention à représenter un prince plutôt qu'un autre. Elles nous donnent un type banal ; elles sont sorties d'ateliers peut être fort éloignés de ceux qui occupaient des artistes grecs. On ne doit pas faire entrer ces pièces en ligne de compte dans une question d'iconographie. La numismatique d'Alexandre et celle de l'empire romain ne renferment-elles pas, elles-mêmes, dessuites considérables de pièces barbares, dont les éludes dMconographie ne doivent pas tenir compte?
i . Hérod., VII, 187.