‹ Traite des monnaies grecques et romaines;Chapitre 231 sur 880 · Methymne · texte numérisé non relu

Methymne

La ville de Méthymne est la seule de nie de Lesbos qui frappa des monnaies autonomes, c'est-à-dire à son nom, avant 480, et ces monnaies offrent cette particularité d'être, non pas en mauvais billon, comme toutes les monnaies lesbiennes dont

nous avons parlé jusqu'ici, mais en argent de bon aloi. Leur style est particulièrement intéressant, et leur poids^ ainsi que leuis types permettent, pour quelques-unes d'entre elles, de déterminer d'une manière précise les circonstances de leur émission.

615. — MA®VAA^AIOï. Sanglier à droite, se grattant le groin avec une patte de devant.

^. AAA®VAA^AIOï. Tête d'Athéna àdr., le casque orné, surle devant, d'une prolomé de Pégase ; le tout dans un carré creux bordé d'un grènetîs. iR 21 ; didrachme euboïque, 8 gr. 42 {Paris) PI. XV, fig. 19.

616. — Autres exemplaires : 8 gr. 15 {Paris) ; 8 gr. 08 ; 8 gr. 39 ; 8 gr. 16 ; 8 gr: 55 {Londres) PI. XV, fig. 20 \

1. W. Wroth, Calai. Troas, p. m, n<»« 1 à 4 et pi XXXVl, 6 et 7. Voyez aussi : J. Friedlaender, 2eiL far Numism,, t. I, p. 293; Montagu, Num,

Chron., 1892, p. 33 et pi. III, 4; Greenwell, Nvm, Chron., 1893, p. 89 et pi. VII, 16.

LESBOS

On remarquera que le revers de cette dernière pièce a été frappé avec un coin ébréché. La protomé de Pégase qui forme la visière du casque d'Athéna a été prise, parfois, pour une tète de serpent ou pour un bec d'oiseau. Le sanglier du revers est dans la même attitude sur des monnaies de lalysos et de Lycie.

Le style de la tète d'Athéna, qui paraît aussi ancien que celui des monnaies d'Athènes du temps des Pisislratides, autorise à

faire remonter ces monnaies de Mélhymne jusque vers le milieu du vi* siècle, peut être au temps où Polycrate posséda Lesbos. L'archaïsme des lettres de la légende, en particulier les formes de A* 9^ AA, {, autorisent ce classement chronologique. M. Six a proposé de placer ces pièces entre la mort de Polycrate en 523 et Tannée 5i3| époque où le roi de Perse institua Coès, tyran de Lesbos *.

617. — Guerrier (hoplite) à demi-agenouillé à gauche et combattant avec la lance, en se couvrant du bouclier.

^. Cavalier sur une protomé de cheval galopant à droite. Carré creux bordé d'un grènetis.

iR 13 ; tétrobole euboïque, 2 gr. 76 [Paris] PI. XV, fig. 22.

618. — Autres exemplaires : 2 gr. 92 [coll. Six) ; — 2 gr. 75 [Paris) PI. XV, fig. 23; — 2 gr. 78 [coll. Montagu) \

L'attribution de ces tétroboles euboïques est demeurée longtemps incertaine. Mais on les a trouvés mêlés à des didrachmes â la légende AAA®VAA^AlO() qui appartiennent au même système monétaire.

M. Six, eu égard au type du cavalier et de rhoplite grec, conclut que ces tétroboles, « ont dû être frappés lors des préparatifs de l'expédition de Darius contre les Scythes, à laquelle les Lesbiens prirent part,

en 515-514 environ '. Elles peuvent nous montrer comment Coès, le stratège de Mytilène, était équipé en temps de guerre » *. L'attitude de Thoplite grec combattant donnera, en effet, lieu à d'intéressantes remarques au point de vue de la stratégie militaire si on la compare à d'autres types monétaires analogues, mais d'une époque plus basse *.

frisures.

Masque de Gorgone de face, les cheveux forment une couronne de

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