Six, Num, Chron,, 1890, p. 250 et suiv. riens
4.Sestini, Stateri antichi, p. 51, n9 12 et pi. lY, 6. Num. Cknm., 1897, p. 266, n* 1 et pi. XII, 1.
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protubérance radiée; devant, la légende : ^11^. — I^. Carré creux, El. 7; hémî-heclé miles., 1 gr. 16 {Vienne) \
No 59.
59. — Tête de lion à gauche, la gueule béante, le front orné d'une protubérance radiée. Style barbare. — I^. Carré creux.
El. 8 ; hémi-hecté miles., 1. gr. 18 [Greenwell) ^
60. — Tète de lion à gauche (type indistinct). — I^. Carré creux. El. 7 ; myshémi-hecté miles., 0 gr, 55 [Londres) *.
61. — Tête de lion à gauche, la gueule béante, le front orné d'une protubérance radiée. — Ç^, Carré creux.
El. 6; — l/48« de stat. miles., Ogr. 31 [Luynes) PI. II, fig. 15 *.
62. — Autres exemplaires, 0 gr. 31; 0 gr. 30; 0 gr. 29 (Londres) \
63. — Tête de lion à g., gueule béante, le front avec protubérance radiée. I^. Carré creux rempli par une rosace épanouie, à quatre pétales séparées
par des folioles.
El. 9 ; pièce fourrée, 1 gr. 20 {Luynes) PI. II, fig. 16.
Cette pièce a Taspect extérieur des mon- traitant des monnaies de Polycrate à Samos
naies d'électrum et les types des monnaies (ci-après, n®" 394 et 395) .
d'argent de Milet ; Tàme est en plomb et Un certain nombre des monnaies que
Tenveloppe extérieure seule est en élec- nous venons de décrire (n*** 61 et s.) portent
trum : ainsi s'explique son poids irrégulier, une légende plus ou moins bien conservée,
La pièce reproduite sur notre pi. II, mais qui est partout la même. Sestini, puis
fig. 17 est un statôre en plomb, défourré, Brandis y lisaient la forme barbare et im-
qui paraît être une imitation d'un statère de possible à admettre : MZYI^Et cherchant à
Milet, et dont nous parlerons plus loin en retrouver dans ce mot le nom de la ville de
1. Six, dans le Num, Chron., 1890, p. 204, no 13 4. Six, Num. Chron.y 1890, p. 202, n* 9 (à et pi. XVII, 8; cf. Num. Zeit. de Vienne, t. XVI, Alyatte).
1884, p. 32; t. XVlï, 1885, p. 2. 5. B. Head, Catal. Lydia, p. 4, n»» 22, 23 et 24;
2. Num, Chron., 1897, p. 267, no 2 et pi. XII. 2. Num, Chron,, 1887, p. 286 et pi. X, 24. '3. B. Head, Catal. lonia, p. 5, qo 18 (à Milet?).
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Cyzique *. En déchififrant les mêmes caractères dans un autre sens, Six a proposé d'y reconnaître le nom du roi de Lydie Alyatte (610-561) . La légende ne serait pas grecque mais lydienne. « Je ne vois, dit ce savant, aucun obstacle à compléter la légende en FaXFtioL-zeç ou FaXFeaxec. . . Rien n'empêche d'admettre que le nom d'Alyatte, dont nous ne connaissons que la forme grecque, 'AXuaTXTjç, ait commencé en lydien par un F qui, naturellement, ne s'est pas conservé dans la transcription d'Hérodote et des auteurs postérieurs. Le second F est moins facile à expliquer; on s'attendrait à le voir disparaître avant le et ou e suivant^ ce qui aurait donné 'AXeiaTur,*;, ou bien^ s'il était transcrit par o, comme Velia se dit 'YiXti pour FéXï), de trouver 'AXuetaxTTjç ou 'AXuéaTT7)<;. 11 est donc probable que dans ces formes, et ou & ont été élidés entre les deux autres voyelles et que cette élision a été cause que la trace du digamma s'est conservée dans la voyelle • . »
Cette ingénieuse conjecture est loin, toutefois, de nous satisfaire. Il faut d'abord, pour l'admettre, préjuger que la légende est lydienne plutôt que grecque, ce que rien ne démontre. Nous ne connaissons pas la fin du mot et même, nous ne sommes pas sûrs d'avoir le commencement. Il faut vraiment un trop ardent désir de donner des monnaies aux rois de Lydie, prédécesseurs de Crésus, pour saisir dans ces lettres, encore incertaines pour la plupart, les élé-
1. Sestini, Slateri antichi, p. 51 ; Brandis, p. 179. Mommsen a mis en doute, avec raison, cette lecture, pensant que la légende en question est plutôt lycienne que grecque, mais il n'a proposé aucune explication nouvelle {BisL de la monn, rom., t. I, p. 24).