A. Joubin, op, dL, p
CHERSONESOS
Le mot Kvf8iov correspond sur ces monnaies à KniON> KAAYMNION, NIZYPiON, elc, qu'on trouve sur les monnaies des lies Toisines de Cnide ^ Remarquons la forme de croissant lunaire 3 donnée à Vomicron, forme qui se rencontre aussi dans les inscriptions de Mélos, île dorienne ; elle correspond à Tomicron bref, tandis que la forme circulaire O7 donnée aussi à Vomicron, correspond à Vomicron long devenu plas tard Voméga *.
Il résulte de là que dans les termes KvC- 810V, Kcdtov, KsXujxviov, NiTjpiov, il faut voir non pas un adjectif neutre singulier et sous-entendre d^p^uptov ou v(S{Jie(r(jLa, mais au
contraire un ethnique correspondant à la forme postérieure KNIAION*
A la suite des défaites de Xerxès, Cnide entra dans Talliance athénienne, et la conséquence de cette soumission volontaire fut la fermeture de son atelier monétaire. Elle ne le rouvrit qu'en 412, après les désastres des Athéniens en Sicile. A partir de ce moment Cnide frappa ses belles monnaies au type de la tète d'Aphrodite Euploia et au revers de la tète de lion accompagnée de la légende KNIAION- Plus tard enfin, le ciseau de Praxitèle assura Timmortalité artistique à TAphrodite cnidienne.
§ V. — Chersonesos.
La presqu'île carienne qui avait à son extrémité méridionale la ville de Cnide, comptait, en outre, trois communautés associées, liguées comme uneTripolis, sous le Dom de xocvov XepmvxaCcov ^. Ce xotv^v est inscrit, d'une manière indépendante de Cnide, sur les listes des tributaires d'Athènes au
payait 3 talents par an, entre 454 et 426, contribution égale à celle de Cnide, ce qui atteste l'importance de Chersonesos ^.
Les monnaies de Chersonesos sont toutes antérieures à l'établissement de l'hégémonie athénienne; elles sont taillées sur Pétalon éginé tique, comme les monnaies de
^ siècle, sous le nom de Xeppovi^aioi ^: il Cnide contemporaines '.
No 711.
711. — Prolomé de lion à dr., la gueule béante, tirant la langue, une patte avancée.
i. Imhoof-Blumer, Zeil. fur Numism., t. I, p. 142.
2. Voyez à ce sujet, Kirchhoff, Griechiache Alphaàei, 2* édit., p. 49-53; Imhoof-Blumer, Zeit. fUr Nwn., t. I, p. 143).