‹ Traite des monnaies grecques et romaines;Chapitre 282 sur 880 · B. Head, Caria, p. 80, n« 3 et pi. XIII · texte numérisé non relu

B. Head, Caria, p. 80, n« 3 et pi. XIII

GALTMNA

et placée dans une dépression creuse dont les contours épousent ceux de rinstrument.

iR 25; statère persique (?) 10 gr. 10, percée [Londres) PL XVIII, fig. 22 * ; — autre, 8 gr. 50 [Greenwell) *.

716. — Tête casquée de guerrier à gauche. — lît. Carré creux. iR 9; diobole milésiaque, 1 gr. 20 [Paris) PI. XVIII, fig. 21.

717. — Tête casquée de guerrier à droite. — ^. Carré creux. iR 9 ; diobole milésiaque, 1 gr. 16 [Paris) PI. XVIII, fig. 23.

La différence de fabrique que Ton constate entre le magnifique statère archaïque de Galymna (n** 715) et les plus anciennes monnaies des autres ateliers de la région est caractéristique. Le flan plat, le large module des pièces de Calymna rappelle plutôt les monnaies d'Erétrie en Eubée, sans pourtant qu'on puisse signaler des rapports particuliers entre les deux îles. L'adaptation des contours de la lyre à la dépression qui remplace le carré creux ordinaire est aussi une singularité qu'on ne signale guère ailleurs que sur quelques monnaies d'Ërétrie ', sur des pièces au type de Tancre d'Apollonie de Thrace ^ et sur quelques pièces primitives en électrum ^.

La tête du guerrier dont le profil se silhouette sous le casque, a un œil bouleté, un nez terminé par un globule, des lèvres épaisses, une barbe dure, du style archaïque le plus remarquable. Le cimier du casque est muni d'une abondante crinière, mais peu élevé. C'est le casque que portaient, au vi« siècle, les fameux hoplites carions dont nous parlent les historiens *. Hérodote dit

que, pour les Égyptiens étonnés, ces hoplites étaient des hommes de bronze. Selon Plutarque, les Perses appelaient les Carions, &XexTpjov&;, des coqs^ à cause du cimier de leur casque ''.

On a donné à la tète de guerrier des monnaies de Calymna le nom d'Ares ; on pourrait plutôt songer au héros Thessalos, fils d'Héraclès qui, suivant le récit de Diodore, vint faire la conquête de Calymna et de Nisyros; à moins enfin qu'on ne préfère le héros argien inconnu qui colonisa l'île après la guerre de Troie.

On admet généralement que la lyre, au revers du statère, est le symbole d'Apollon Délien qui avait un temple dans l'île de Calymna. Mais je crois qu'on peut en donner une explication mieux justifiée. Le résonateur de la lyre inventée par Hermès, suivant la tradition, était une carapace de tortue (x«^*^>^)> d'où son nom de x^^'^^- Le nom même de x^^^P-^^ est synonyme de XeXtovTj, tortue. On voit par là que la lyre, sur les monnaies de Calymna, n'est probablement qu'un type parlant comme la nu-

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