Paton etHicjLB, The insciHpUons ofCos, Introd
présence sur les monnaies de Cos et de Télos, autorise à penser que cet animal était particulièrement commun sur les côtes de ces îles. C'était peut-être un attribut de rOcéan ou de Poséidon. Sur une monnaie de Phaestos, le crabe est associé à Héraclès combattant Thydre de Lerne; le crabe pince le dieu au talon pour défendre le monstre dont il est Tallié ^. Différents monuments font jouer un rôle analogue au crabe dans des représentations variées de la même légende argienne ^
Sur les monnaies de Cos d'époque postérieui^e, le crabe parait aussi associé à Héraclès, ou plutôt à ses attributs tels que la massue, Tare et le carquois. Il semble même que dans la légende de Cos qu'interprètent ces types, le crabe soit l'allié et non plus l'adversaire d'Héraclès dans sa lutte contre l'Hydre. Sur des monnaies de Cos de Tépoque impériale, le crabe paraît
p. xvn.
6. J. Svoronos, Numism. de la Crèle ancienne, pi. XXIV, fig. 18, 19 et 22.
7. Creuzer, Les religions de Vanliquilé, trad. Guigniaut, pi. CXCII, n<> 658; explication des pi., p. 285 ; Paton et Hicks, op. cit., p. 341 ; M. CoUignon, Hisl. de la sculpt. grecg., t. I,p. 213; ArchasoU Zeilung, 1859, pi. CXXV; Monumenls de l'Insl. archéol. de Rome, t. IV, pi. XLVI, 2 et 6; Ed. Gerhard, Auserl. Vasenbilder, t. II, pi. CXLVIII.
ASTTRÂ
à côté d'Héraclès et du jeune Télèphe, en compagnon bénévole ^
Pour une cause encore inconnue, Cos cessa de battre monnaie après avoir émis les pièces primitives décrites plus haut. Elle ne rouvrit son atelier qu'après les
désastres de Xerxès en 480, sous Thégémonie d'Athènes. Elle frappe alors de magniQques pièces aux types du crabe héracléen et du discobole nu, à côté du trépied d'Apollon, type allusif aux jeux célébrés en l'honneur d'Apollon Triopien.
§ VIII. — Astyra,
D'après Etienne de Byzance, Astyra de Carie élait un très vieil établissement phénicien de la péuinsule du mont Phœnix, en face de Rhodes : 'Aoiupa, izéhz «poivixTjc, xaxà ' P(58ov, Iv fî èxtjiîxo i^ 'AOïjva 'Aorupi»;. Malgré
la précision de ces détails, l'emplacement d'Astyra sur la côte carienne demeure incertain *. Les plus anciennes monnaies d'Astyra peuvent remonter à la fin du VI* siècle.