‹ Traite des monnaies grecques et romaines;Chapitre 335 sur 880 · SOS · texte numérisé non relu

SOS

dtnâstes de ltcie

iR i9; stat. lyc, 9 gr. 20 (Paris) PL XXII, fig. 22; — autre ex., 9 gr, 10 {Londres) \

Si le droit des monnaies lyciennes les plus anciennes (celles de notre pi. XXI) est assez uniforme, puisque c'est toujours la protomé de sanglier, les revers sont, au coDtraîre, très variés. Sur les n" 1, 2, 3 et même 5 et 6 de la pi. XXI, le carré creux est informe et rugueux. Puis, apparaît, h partir du n<> 4 et sur les n*»' 7, 8 et 9, un symbole non équivoque formé par des lignes qui, se rejoignant au centre, en un point commun, s'écartent en rayonnant, de manière que leur ensemble a Taspect d'une croix de Malte. Il est probable que toutes les pièces qui présentent ce revers sortent du même atelier, peut-être Xan- Ihos.

A partir du n** 10 de la pi. XXI, les carrés creux affectent les formes les plus variées et, parfois même, indéfinissables. Sur le n*" 10, il semble qu'on distingue de petits carrés formés de lignes verticales et horizontales qui se croisent à angles droits comme les barreaux d'une fenêtre. Sur le n** 11, c'est une sorte de coin ou pyramide sur les côtés de laquelle viennent se greffer des arêtes transversales superposées parallèlement. Sur les n»" 12 à 16 (pi. XXI), c'est une X en relief, avec des symboles accessoires. Gomment définir le revers du n® 17 avec un annelet central vers lequel convergent irrégulièrement deux coins?

Le no 19 a des symboles encore plus singuliers avec un énorme globule ou disque central. La triskèle commence à

paraître à partir du n® 20 de la même planche.

Les symboles qu'on relève sur certaines pièces, bien que mystérieux encore, doivent être particulièrement signalés. Sur le n' 7 de la pi. XXI, on remarque, sur le flanc du sanglier, suivant les variétés ', le signe ou monogramme : K ou A ou A*

Sur d'autres statères au même type, ce symbole est remplacé par la lettre P ; sur d'autres, par la syllabe PV ; sur d'autres, par la lettre T. Ces monogrammes, lettres ou symboles sont, sans doute, des initiales de noms de dynastes. En effet, sur quelques pièces aux mêmes types, on lit la syllabe KVB (pl. XXI, fig. 8, 9 et 10), rétrograde ou en monogramme.

Nous ne pouvons savoir quel est le dynaste dont le nom commence par TT, TTV ou T) mais il est tentant de reconnaître dans la syllabe KVB, le nom du chef lycien qui, suivant Hérodote, commandait les 50 navires de la flotte de Xerxès •. On transcrit, dans les éditions d'Hérodote, ce nom comme il suit : KuÔEpvioxoç 2i'xa, Kuberniscos, fils de Sicas, Mais, d'après une ingénieuse conjecture de Six, il faut plutôt lire : Kuêepvtç Kodafaca, Kubemis^ fils de Kossicas. En effet, sur la grande stèle de Xanthos, il est parlé d'une femme appelée Kheziga ou Khosika^ nom qui parait bien être la forme lycienne du nom transcrit en grec Ao55icûf5 *. D'autre part, KuSepvK; est un nom lycien bien connu; il est transcrit

i. HiU, Lycia.p. 5, n* 28 et pl. II, 7. 2. Voyez aussi, BHL Mus, Calai. Lycia, pl. I, fig. 5.

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