‹ Traite des monnaies grecques et romaines;Chapitre 349 sur 880 · Lanckoronski, op. cit., p · texte numérisé non relu

Lanckoronski, op. cit., p

4. Comparez Max. CoUignon, Hist, de la sculpt. grecq.^t I,p. 289.

ÂSP£NDOS ET SELGÉ

kèle, certaines pièces présentent, dans le champ du revers, des symboles encore inexpliqués : une grande tète d'aigle avec les ailes éployées du même oiseau (PI. XXIII, iig. 12 et 16}, une fronde, une feuille de lierre, une branche d'olivier (fîg. 17) et d'autres encore : ce sont, sans doute, des emblèmes de magistrats monétaires, ce qui place ces monnaies à une époque déjà avancée du v* siècle.

Les noms d'Aspendos et de Selgé paraissent avoir eu en pamphylien une très grande analogie, ou plutôt dans les légendes monétaires, il semble qu'on les ait intentionnellement rapprochés et assimilés, de manière à mieux affirmer l'étroite association monétaire et commerciale des deux villes. En effet, le nom pamphylien d'Aspendos était EstvedySy qui forme Tadjectif ethnique Estvedijys ^ Il semblerait donc qu'on doive classer à Aspendos les abondantes monnaies frappées depuis environ Tan 500 jusqu'après Alexandre, qui portent les légendes suivantes que nous disposons à peu près dans l'ordre chronologique : E, El, EIP, EIT, EUE, EITFE, EITFEA, EITFEAII, EITFEAIIVI. H y a encore d'autres légendes, mais barbares.

La forme complète EITFEAIIVI [Estve-

diiysy 'A<ntlv8toc) est l'adjectif de EITFEAVI {Esivedys, "Aoicevôoc). Il semble môme qu'on ait parfois retranché, par aphérèse^ le E initial et qu'on ait orthographié IT, ITE, ITEF le commencement du nom d'Aspendos. Or, le nom de Selgé en pamphylien dont les deux premières lettres sont normalement IT, était parfois, lui aussi, orthographié sur les monnaies, EIT, et dans le IV* siècle, époque où le nom d'atelier est gravé en entier^ on a les formes : EITAEniVI (et variantes); ITAEfEIVI (et variantes); ITAEnON; lEAEflON, etc. \

Si l'on compare ces variantes du nom de Selgé, avec celles du nom d'Aspendos, on arrive à constater une confusion voulue des syllabes initiales des deux noms ; cette confusion ou plutôt cette parité existe non pas seulement dans les légendes, mais aussi dans les types monétaires qui sont souvent les mêmes dans les deux villes. De sorte que les monnaies qui portent les légendes abrégées E. El, EIT peuvent être classées indifféremment à l'une ou l'autre des deux villes qui, d'ailleurs, les ont frappées en association. G*est donc avec cette attribution collective que nous décrivons les pièces suivantes :

855. — Guerrier nu, casqué, s'avançant à droite, le bouclier rond au bras gauche et tenant un glaive court de la main droite baissée.

^. Triskele à jambes humaines^ tournant à droite, dans un carré creux. A 18 ; stalère persique, 10 gr. 95 {Londres) PL XXIII, fig. 11 \

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