‹ Traite des monnaies grecques et romaines;Chapitre 35 sur 880 · Taylor, IJist. of alphabet, t. II, p · texte numérisé non relu

Taylor, IJist. of alphabet, t. II, p

6. Imhoof-Blumer et 0. Keller, lier und Pflan^ zenbildeTy p. 15, n» 33.

ÉPHÈSE

d'Ëphèse, inconnu dans Thisloire, plutôt que de considérer ^ivo< comme une épithète d'Artémis.

Au point de vue paléographique, on n'a pas proposé encore de lire : iOSiA0, <l>dlpvo(; ; et c'est le nom qui, matériellement, serait le plus facilement admissible, à première vue. ^dtpvoc pour *4pvou(; serait le génitif de *4pvï)<;, et Ton voit tout de suite qu'il s'agit d'un nom perse qu'on retrouve en composition dans un grand nombre d'autres, comme : PAarnabaze, Tissap/terne, ArtapAerne, Sdiitaphamès, Pharnace. Mais l'époque à laquelle appartient le stalère ne parait pas permettre de s'arrêter à cette conjecture. Un nom comme Phamês ne peut paraître dans une ville grecque de la côte occidentale de l'Asie-mineùre avant l'arrivée de Cyrus en 546. Or, notre stalère est très antérieur à cette date. Nous renoncerons donc à cette lecture pour adopter iOHhA0» *dtvvo<;, la lettre S étant celle dont la forme normale rentre le mieux dans les éléments encore saisissables paléographiquement sur la pièce.

L'attribution à Éphèse est mieux justifiée que toute autre pour les raisons suivantes :

D'abord, le type du cerf : cet animal étant, avec l'abeille, l'emblème d'Artémis éphésienne. En second lieu, la taille de la monnaie : c'est un statère milésiaque, c'està-dire d'un système propre à l'Ionie méridionale. L'aspect général de la pièce, son flan globuleux, allongé en haricot, les trois empreintes du revers indiquent aussi l'Ionie méridionale.

D'autre part, il faut interpréter : « Je suis le sceau de Phanès », plutôt que « Je suis Temblème de la Brillante », parce que cette manière de désigner Artémis exclusi-

vement par l'une de ses épithètes, sans son nom, serait peu admissible, en dépit des quelques exemples d'une semblable anomalie, qu'on s'est efforcé de rassembler.

Et puis, l'Artémis éphésienne n'est pas une Artémis Phosphores, lumineuse, irradiante; c'était, au contraire, une Artémis noire, au triple rang de mamelles, d'origine asiatique et n'ayant rien de commun avec l'Artémis dorienne ; elle n'a aucun attribut qui justifierait cette épithète de « lumineuse » ou c< brillante ».

Quel est ce Phanès dont nous avons ici la monnaie? Serait-il un banquier au service du fameux temple d'Artémis, le trésorier du temple ou même le grand prêtre? Le type du cerf le donnerait à penser. Dans tous les cas, ce Phanès n'appartenait sûrement pas à la dynastie des despotes d'Ëphèse, successeurs de Mêlas l'Ancien, apparentés aux rois de Lydie, et dont nous connaissons les noms ^

De même que l'Apollon Didyméen de Milet, l'Artémis éphésienne reçut de somptueux présents de Crésus. Et puis, Éphèse était aux vn'-vi® siècles une grande ville de banque. On pourrait donc croire que Phanès fut, comme Pamphaès et Théocharidès, un des grands manieurs d'pr d'Ëphèse qui prêtaient aux rois et dont les coffres-forts étaient remplis de métaux précieux *.

La légende du statère qui nous occupe fait parler la pièce ou plutôt le cerf luimême : ei[i( (r?;(ia « je suis l'emblème, la marque, le type », la monnaie de Phanès. Nous savons quel était le sens du mol «njfxa

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