Tête de Gorgone de face, tirant la langue
I^. Carré creux traversé par une bande en relief qui affecte la forme Y. ^ H ; tétrobole persique, 3 gr. 60 {Paris) PL XXIV, fig- 3.
Le carré creux du revers de cette pièce Le style barbare des statères qui précè- (n^ 873) est pareil à celui d'une monnaie de dent, surprendrait si nous ne savions Phasélis ci-dessus décrite (n« 843). qu'ils sont frappés par des Pamphyliens
1. Hill, L7jcia, Pamphylia, etc., p. 94, n» 9 et 2. Ilill, Lycia, Pamp^/ia, etc., Introd., p. cxv, et
pi. XIX, 6. ' pi. XLIV, 20.
SIDÉ
cherchant à imiter les Grecs. Il semble.que, pour le n* 871, le graveur se soit inspiré^ face et revers, autant qu'il Ta pu, des beaux léiradrachmes d^Érétrie en Eubée (comparez notre pi. XXXI, fig. 14 à 17). Le revers du n^ 872 est imité des monnaies de Coide.
L attribution de ce groupe à Selgé est fondée sur l'existence, dans la période postérieure au cadre du présent volume, de petites pièces d'argent qui ont au droit, la même tête de Gorgone de face, et au revers, une tête d'Athéna accompagnée des lettres 2Tou2TEf les initiales les plus ordinaires du nom pamphylien de Selgé ^ Mais il ne faut pas oublier qu'elles pourraient aussi peut-être désigner Aspendos.
A partir de Tan 400 environ, Aspendos et Selgé commencent. Tune et l'autre et simultanément, l'émission de très abondantes séries d'argent qui ont pour types, au droit, deux lutteurs aux prises; et au revers, un frondeur. Ces types sont identiques pour les deux villes sœurs, mais les légendes sont différentes. On pense que la similitude d'assonnance entre le nom pamphylien d'Aspendos, Estvedys et le
terme grec pour désigner un frondeur, (KpevSovïÎTTjc, ou la fronde, (T<pev8«5v7), a provoqué le choix de ce type du frondeur. Quant aux deux lutteurs, ce type a été, avec juste raison, rapproché du nom de la ville de Selgé, ce qui met bien en relief l'association étroite des deux villes. En effet, on sait que l'instrument essentiel des lutteurs était le stngile avec lequel ils se raclaient la peau après le combat, dans lequel ils avaient figuré, le corps enduit d'huile. Or, le nom du slrigile est tcXeyyU ou «nXEYfiov, c'est-à-dire le nom pamphylien de Selgé. Pour cette ville, le type monétaire des deux athlètes est un type parlant, comme le frondeur est aussi un type parlant à Aspendos. Ainsi, les monnaies qui ont le frondeur au droit et les lutteurs au revers, associent les emblèmes d'Aspendos et de Selgé, et parmi ces monnaies, les unes portent en légende le nom d'Aspendos et les autres, le nom de Selgé. Les séries monétaires plus anciennes qui, seules, rentrent dans notre cadre actuel, attestent que l'association des deux villes remontait jusqu'à Torigine de leur monnayage.
§ IV. — Sidè-
Sidé, un peu à l'ouest de l'embouchure du Mêlas ', fut une colonie de Cymé d'Eolide. Son temple d'Athéna était célèbre :
Upôv, dit Strabon *.
Les monnaies de Sidé dont nous avons à
nous occuper sont anépigraphes, mais elles ont, toutes, un type parlant qui justifie leur attribution : c'est la grenade, 7(87). On ne peut guère confondre les monnaies de Sidé avec celles de Mélos, bien que ces dernières soient aussi anépigraphes et qu'elles aient
1. Voyez ces petites pièces qui comprennent de oombreuses variétés, dans Imhoof-Blumer, Zeit. fUr Ntfmwm., t. V, p. 135, n» 6 et pi. Vi, 3; Hill, CataU Ufcia, Pamphylia, p. 256, n» 2 et suiv. et pi. XXXIX,
flg. 6, 7 et 8.