‹ Traite des monnaies grecques et romaines;Chapitre 363 sur 880 · INCERTAINES DE PAMPHYLIE · texte numérisé non relu

INCERTAINES DE PAMPHYLIE

I^. JlMIïMT. Tête d'Apollon à gauche ; dans le champ, le même symbole $ que sur le statère précédent. Carré creux.

iR 15; hémidrachme éginét., 3 gr. 03 [Berlin) PL XXIV, fig. 15 *.

En 1879, publiantquelques-unesdes pièces de cette série, Six proposa de les classer à la ville d'Olbia en Pamphylie, cette attribution lui paraissant justifiée par la présence, sur un des exemplaires (no 891), de la légende ISA, qu'il complétait en |gA[0] ('0X6iîc<iv) *. Lanckoronski ' dit qu'on ne connaît pas encore exactement l'emplacement d'Olbia qui, probablement, était située à Touest d'Adalia, non loin du territoire de Phasélis. Quoi qu'il en soit, en 1890, Six a abandonné lui-même Tattribution qu'il avait proposée. Remarquant une certaine analogie de fabrique entre ces pièces et celle des villes de la Carie et de nie de Rhodes, le savant hollandais en a conclu qu'il était décidément impossible de les éloigner de la région carienne. « Le lion, dit-il, en désignant l'une de ces pièces (notre n^ 892) est une copie si exacte de celui des monnaies contemporaines de Cnide, qu'on le dirait sorti de l'atelier de cette ville * ».

Toutefois, en 1898, Six est revenu lui-

môme, spontanément, à sa première attribution à Olbia, à cause de la légende du n» 891. « La légende ABI, dit Six, est complète quant aux consonnes; il n'y manque que les voyelles »; en épigraphie, effectivement, les mots lyciens suppriment souvent les voyelles. Six cherche, en outre, à lire Tumnimatisj nom de dynaste lycien, dans les légendes de nos n*" 888 et 892 ^

Nous ne discuterons pas des conjectures aussi hasardées ; dans toutes les sciences il est des problèmes dont il faut savoir attendre la solution de l'avenir. Il est certain que le style de ces monnaies leur assigne pour patrie la Pamphylie ou la région avoisinante : c'est tout ce que nous pouvons dire. Remarquons pourtant encore que l'emblème décrit comme étant probablement un caducée, s'est déjà rencontré sur des monnaies cariennes et que Six Ta considéré comme un monogramme représentant les initiales de la ville de Physcos •. Cette hypothèse n'est pas mieux fondée que les autres.

1. Prokesch-Osten, Numism. Zeilschrift, de Vienne, t. Il, 1870, p. 264 et pi. XII, 3 ; Six, Numism. Chron., 1890, p. 249, n» 21.

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