‹ Traite des monnaies grecques et romaines;Chapitre 38 sur 880 · Tome II · texte numérisé non relu

Tome II

n® 1; Calai. lonia, p. 47, n» 2 et pi. III, 9.

5. B. Ilead, dans le Num. Chron., 1880, p. 99, n«- 2 et 3; loniay p. 47, n» 3 et pi. III, 10. II faut peut-ôtrc reconnaître une abeille dans le type d'une toute petite division (0 gr. 13) publiée par B. Head, dans le Num, Chron., 1887, 'p. 286, n» 29 et pi. X, 29.

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lui voit un triple rang de mamelles; derrière elle, un arbre à tige grimpante et sinueuse comme le lierre, forme des enroulements symétriques au-dessus de l'animal.

^. Empreintes de trois poinçons, l'un rectangulaire entre deux autres carrés et plus petits ; le rectangle paraît partagé en trois carrés : au centre, des lignes qui se croisent et forment une sorte d'étoile; à droite et à gauche, des serpents dressés. Le carré du haut est orné d'un losange; dans le carré du bas, on distingue une tête d'antilope.

El. 20 sur 15 mill. ; stat. miles., 13 gr. 91 {Paris) PI. II, fig. 22.

L'aspect globuleux et ovoïde du flan, la unique appartient à l'Ionie méridionale,

disposition des empreintes creuses du Mais son type insolite ne nous permet pas

revers, le poids milésiaque, la provenance de préciser davantage l'attribution S smyrniote : tout indique que ce statère

70. — Protomé de cheval harnaché, galopant à gauche ; au-dessus du dos du cheval un ornement arrondi qui est peut-être l'extrémité d'une aile (Pégase?).

^. Empreintes de trois poinçons, l'un rectangulaire entre deux carrés et plus petits ; on ne distingue dans ces empreintes que des lignes et des globules n'offrant aucun sens.

El. 21 sur 16 ; stat. miles., 14 gr. 23 {Paris) PI. II, fig. 24.

Ce statère unique appartient par son leté technique fort remarquables et dignes

poids, son style, la forme du flan, la dispo- de la gravure sur gemmes,

sition des empreintes du revers, à l'Ionie C'est peut-être de ce beau statère qu'il

méridionale *. Le style du cheval harnaché faut rapprocher les trois divisions suivantes

est d'une finesse de détails et d'une habi- au type de Pégase :

71. — Pégase allant au pas, à gauche, les ailes recroquevillées.

^. Deux carrés creux, côte à côte, ornés de protubérances irrégulières. El. 14 sur 10; trité miles., 4 gr. 73 {coll. Greenwell) '.

72. — Autre exemplaire, 3 gr. 67, usée {Paris) PI. II, fig. 25.

73. — Protomé de Pégase galopant à gauche, les ailes recroquevillées.

1. E. Babeloo, Mélangea^ 3« série, p. 9 à 12. à Smyrne (Brandis, p. 390).

2. Brandis a classé, à tort, à Gymé d'Éolide, ce 3. ^um, Chron,, 1890, p. 28 et pi. III, 17. statère qui faisait partie de la coll. Ivanoff, consul

MONNAIES D ATTRIBUTION INCERTAINE

IJt. Carré creux au centre duquel est une croisette entourée de trois carrés inscrits les uns dans les autres.

El. 10; hecté miles., 2 gr. 37 [Londres) PI. II, fig. 26 '.

La prolomé de cheval ailé qui forme le type de cette hecté n'a rien de commun avec celle qui est le type ordinçiire de Lampsaque; Télalon milésiaque n'a jamais été

en usage en Mysie. D'autres villes plus rapprochées de Tlonie méridiouale, comme Halicarnasse, ont pour type de leur monnaies d'argent, la prolomé de Pégase.

No 74.

74. — Protomé de cheval à gauche, une jambe avancée. IJt. Carré creux avec aspérités irrégulières.

El. 9 (pièce globuleuse) ; hecté miles., 2 gr. 39 {Greenwell) *.

75. — Protomé de cheval à droite, une jambe avancée, l'œil énorme. Çt. Carré creux informe.

El. 9 (globuleuse); hecté milésiaque (?) , 2 gr. 13, poids faible; pièce usée [Paris) PI. II, fig. 27.

Le style de cette pièce la rattache à la précédente (d. 74) ; la faiblesse de son poids s'explique, sans doute, par le mauvais état de conservation.

Jusqu'ici les statères des séries que nous venons de décrire, ont présenté un revers d'une forme spéciale sur laquelle nous avons insisté à dessein, parce qu'elle est une marque de fabrique, un indice essentiel de provenance : toutes les pièces qui ont ce revers sont de Tlonie méridionale. Il consiste, pour le statère et Thémi-statère, en trois empreintes creuses, une rectangulaire entre deux carrées; la trité n'a que deux

empreintes juxtaposées qui sont Tune et l'autre carrées; enfin, il n'y a qu'une seule empreinte, carrée, sur Thecté, Thémi-hecté et la myshémi-hecté. Ainsi, Je nombre et la dimension desempreintescreusesdiminuent avec le module des pièces ; dans la pratique, ce système ingénieux de frappe permettait de reconnaître au premier coup d'œil à quellesdivisionsmonélaires on avait à faire. Pourtant, certains ateliers, même en suivant l'étalon milésiaque, ont adopté d'autres formes de carrés creux (voyez notre pi. IIÏ). C'est ce que nous allons constater dans les descriptions qui vont suivre, sans qu'il

1. B. Head, Caéal. lonia, p. 3 et pi. 1, fig. 10; Wroth, CalaL Mysia, p. 78, note (à Lampsaque?). Cette pièce est probablement celle que Sestini a

publiée d'après le musée Ainslic. Sestini, Slaleri antichiy p. 67, n» 24 et pi. VI, 21.

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