‹ Traite des monnaies grecques et romaines;Chapitre 40 sur 880 · Tortue (les écailles de la carapace non indiquées · texte numérisé non relu

Tortue (les écailles de la carapace non indiquées

1. W. Wroth/iVMm. Chron., 1896, p. 99, no 22 et pi. VU, 15; Hill, Journal of hellenic Studies^ t. XVII, 1897, p. 86 et pi. IT, 3.

2. Perrot et Chipiez, Hist. de Vart dans l'antiquité, t. V, p. 111, 157 et 180.

3. Sestini, Stateri antichi, p. 53, n« 21 et pi. IV, fig. 23; Brandis, p. 402; B. Head, Hist. num,^ p. 612; Six dans le Num. Chron., 1884, p. 152; E. Babeion, Mélanges, 3* sér., p. 132.

73 MONNAIES d'attribution INCERTAINE 74

^. Deux rectangles creux placés côte à côte et séparés par une ligne en relief; le champ est orné d'aspérités îrrégulières. El. 19; stat. miles., 13 gr. 39 {Paris) PL III, fig. 2.

A cause du type de la lorlue, ce slatère relief, est celui des monnaies d'argent de

a été classé à Égine ^ Mais son poids Rhodes, de Posidion dans Tile de Carpa-

n'est pas éginétique, ni son carré creux ni thos, et de quelques pièces incertaines de

même le style de la tortue; enfin cette la Carie : c'est dans ces parages, voisins de

pièce serait la seule que Tatelier d'Ëgine Flonie méridionale, qu'il faut chercher la

eut frappée en électrum. Cette attribution patrie véritable du statère d'électrum à la

doit être répudiée *. Le revers, en forme de tortue : ce type est, d'ailleurs, fréquent sur

deux rectangles séparés par une ligne en les monnaies primitives de la Lycie.

79. — Sorte de bouclier bombé dont Tépisème est orné de quatre fleurons stylisés et adossés les uns aux autres ; au centre, un umbo de forme carrée.

^. Deux rectangles creux juxtaposés et ornés de protubérances irrégulières. El. très jaune, 17sur 12; hémi-stat. miles., 7 gr. 12 (Pârm) PI. III, fig. 4 '.

Les deux rectangles creux du revers ainsi que les pièces suivantes, à la Cyrénaï-

permettent de croire que cet hémi-statère que; les fleurons qui décorent le bouclier

a été frappé à Rhodes ou sur les côtes de ne sauraient être pris pour des tiges ou des

Carie. C'est à tort qu'on a voulu le classer, fleurs de silphium.

80. — Sorte de bouclier dont l'épisème est orné de trois fleurons stylisés et adossés (comme sur Fhémi-statère précédent).

Çt. Carré creux orné de protubérances irrégulières.

El. 9 ; hémi-tétarté miles. (?), 1 gr. 72 [Londres) PI. III, fig. 6 *.

Cette petite division que son type rat- tétarté milésiaque n'étant pas frappée en tache étroitement à l'hémi-statère précé- électrum; mais elle existe en argent où dent (n** 79) a un poids anormal, Thémi- elle forme Thémidrachme ou triobole.

81. — Sorte de bouquet formé de six fleurs réunies parleurs tiges et vu d'en haut (trois grandes fleurs à folioles imbriquées comme la rose, alternant avec trois boutons).

Çt. Carré creux orné de protubérances irrégulières.

1. B. Hcad, HisL numor., p. 331 ; Brit, Mus. Cat. 3. E. Babelon, Mélanges num., l^e série, p. 33 et Attica, Introd., p. lxvi. pi. UI, fig. 1 ; 3» série, p. 134, n» 54.

2. £. BabeioD, Mélanges, 3« sér., p. 50 et 133. 4. B. Head, Calai, lonia, p. 4 et pi. \, fig. 11.

75 MONNAIES d'attribution INCERTAINE 76

El. 14. ; hémi-stat. miles., 7 gr. 10. {Londres) PL III, fig. 5 *.

82. — Trois grandes fleurs épanouies, se dirigeant en sens opposés autour d'un nœud central. — ^. Carré creux.

El, 9; hémi-tétarté (?) miles., 1 gr. 76 [Londres) PI. III, fig.7 '.

Pour cette division inusitée en éiectrum (trihémiobole), voyez ce que nous avons et taillée dans le système *de l'argent dit ci-dessus (au n'» 80).

83. Tête nue d'Héraclès barbu, à gauche, les cheveux et la barbe figurée par des stries et des globules.

I^. Deux carrés creux, côte à côte.

El. 12 ; trité miles., 4 gr. 66 [Paris) PI. III, fig. 9.

Le type de cette trité nous présente pour la première fois la figure humaine sur une monnaie, et cette image a des caractères d'archaïsme qu'on retrouve dans les œuvres sculpturales de la première moitié du vi® siècle. La tète de cet Héraclès est inspirée des représentations du Melqart oriental, avec son œil globuleux, de face, son

Héraclès (type monétaire agrandi).

nez énorme, ses lèvres épaisses, ses oreilles démesurées, sa barbe dont les frisures affectent la forme de globules juxtaposés, ce front bas, ces cheveux enfin qui descendent en tresses parallèles depuis le sommet

de la tête jusque sur le cou qu'on soupçonne large et puissant. La barbe frisée qui envahit la face presque toute entière, ne se retrouve jamais aussi simiesque dans les types barbus de l'art grec archaïque, qu'il s'agisse d'Héraclès, des Centaures, des Géants ou des Satyres '. Cette caractéristique de la force brutale est de conception orientale ; on la retrouve dans les monstres assyriens à tète humaine. C'est en Orient qu'il faut chercher le prototype de notre effigie monétaire ; on peut dire qu'au point de vue de l'histoire de l'art cette tète d'Héraclès vient de Ninive en passant par la Phénicie. Il faut en rapprocher la tête du fameux colosse d'Amathonte, non moins bestialement barbu que l'Isdubar assyrien *. Mais nous comparerons surtout notre type monétaire à la tête du berger Eurytion sur le bas-relief d'Athiénau (au musée de New- York), qui représente Eurytion fuyant épouvanté à la vue d'Héraclès, avec les

i. B. Head, /oma,p. 2 et pi. ï, flg. 2 (à Cyrène ?).

Page 1