C'est ainsi, par exemple, que M. Imhoof-Blumer
buait à Erichthonios l'invention de la monnaie athénienne, circonstance qui tend à justifier l'attribution de ces monnaies à Athènes.
Le type du cheval s'explique trop bien à Athènes pour qu'il soit nécessaire d'insister à son sujet. Le célèbre épisode mythologiquede la dispute d'Athéna et de Poséidon pour la possession de l'Atlique et le droit de donner son nom à la capitale du pays, est un des thèmes favoris de l'art antique. Il est tout aussi naturel de trouver sur des monnaies primitives d'Athènes le cheval de Poséidon que la chouette d'Athéna. Nous ne saurions suivre l'opinion des savants qui ont voulu classer à la vieille ville de Cymé en Eubée ces pièces au type du cheval *.
{Zeit, fUr Numism,, t. III, p. 275) n'admet pas rattribution à. Athènes. Il pense que ces pièces primitives, si on les trouve en Attique, ont pu y être apportées comme tinbut payé aux Athéniens et qu'elles appartiennent les unes à TEubée, les autres même à quelque partie du nord de la mer Egée. M. Six a, d'ailleurs, proposé de revenir à l'attribution athénienne; seulement, le savant hollandais Ta
LE3 MONNAIES PRÉ-SOLONIENNES ET SOLONIENNES
1099. — Amphore. Cercle au pourtour.
I^. Carré creux rude partagé en quatre triangles par des diagonales.
iR 19; didr. eub., 8 gr. 32; 8 gr. 22 [Londres) PL XXXIII, fig. 9; —
8 gr. 40 [Berlin) \
1100. — Même description (sans le cercle autour de l'amphore).
iR9; obole eub., 0 gr. 68 [Margaritis) PL XXXHI, fig. 8; — autres ex., 0 gr. 55 *; 0 gr. 70; 0 gr. 60.
Ce type de l'amphore à huile convient d'autant mieux à Athènes qu'il forme Temblême de nombreux monuments pondéraux alhénlf^ns de Tépoque archaïque '. H est le symbole de la fertilité et de Tabondance de l'Attique en oliviers ; il se rapporte au culte d'Athéna puisque c'est cette déesse qui créa et Ot pousser le premier olivier ; il est aussi rimage de Tamphore pleine d'huile qu'on donnait en prix aux jeux des Panathénées. Nous ne saurions discuter le classement de ce- groupe à la ville d'Histiée en Eubée, parce que cette attribution n'a jamais été
étayée d'aucun argument et qu'elle repose seulement sur le préjugé que ces pièces étant de poids euboïque devaient élre eubéennes et ne pouvaient pas être attiques *. L'Ile d'Andros a aussi frappé des pièces au type de l'amphore à huile * ; mais les monnaies d'Andros suivent l'étalon éginétique et ne sauraient être confondues avec celles * d'Athènes; le carré creux du revers est différent, et le type de l'amphore, à Andros, est dépourvu du cercle qui l'entoure sur les pièces athéniennes.
1101. — Osselet. Cercle au pourtour.
I^. Carré creux rude, partagé en quatre triangles par des diagonales. iR 19; didr. eub., 8 gr. 45 [Paris) Pi. XXXIII, fig. 13 "; autre, Bgr. 42 [Londres)) — ex. fourré, 6 gr. 58 [Berlin).
2. Catal. de la coll. Margarilis, pi. I, 54; Six, Num Chron.y 1893, p. i84 (ce savant attribue conjectura lement les monnaies au type de l'amphore à la deuxième tyrannie de Pisistrate, de 550 à 544). Ces pièces sont communes à Athènes.