B. Head, Corinlh, p. 5, n» 46, et pi. I
4. B. Head, Corinlh, p. 5, n«« 47 et 48 et pi. 1, 13. Le carré creux du revers de cette petite pièce ne
permet pas de la confondre avec les petites monnaies de Cleitor, de Maronée, de Cymé d*Éolide et de quelques autres villes qui ont pour type une tête de cheval semblable.
CORINTHE
Due à son complet développement au revers des figures 7, 8 et 9. Sur les pièces d'un style plus avancé, qui peuvent se placer au milieu du vi« siècle, la croix gammée s'altère (PI. XXXVl, fig.iO) : la hastehorizontale du gamma a une tendance à se détacher et à s'épaissir. Plus tard, enfin, elle se détache tout à fait de la hampe verticale, si bien que le carré creux du revers des statères corinthiens postérieurs au milieu du yi« siècle, a l'aspect d'une croix formée par deux lignes en relief, avec un globule & Tintersection des branches; cette croix est cantonnée de quatre saillies de forme globuleuse et allongée.
Les monnaies de Gorinthe frappées dans tout le cours du vi* siècle sont très abondantes, et les modifications du carré creux dont nous venons de signaler les grandes étapes, s'accentuent lentement à travers le temps, si bien que d'une émission à Tautre, elles paraissent presque imperceptibles. On a longuement disserté sur le sens symbolique que pouvait avoir la croix gammée du revers des monnaies corinthiennes. On y a vu un emblème solaire, un symbole de la vitesse ; on Ta rapprochée de la triskèle ou de la tétraskèle à jambes humaines ou autres qu'on voit sur les monnaies lyciennes et d'autres séries monétaires K
M. Barclay Head ' pense que la croix gammée on swastika des monnaies corinthiennes n'est qu'une abréviation des méandres géométriques qui forment un élément essentiel de la décoration des vases peints de Tépoque archaïque. Lorsque, sur les vases peints, ces méandres