‹ Traite des monnaies grecques et romaines;Chapitre 525 sur 880 · P. Gardner, Peloponnesus, p. 181, n* 10, et p · texte numérisé non relu

P. Gardner, Peloponnesus, p. 181, n* 10, et p

HÉRJSA

profil de femme du célèbre bas-relief funéraire de Ghrysapha en Laconie, Tun des monuments les mieux caractérisés de Tart péloponnésien à la fin du vi* siècle *. Celte curieuse effigie monétaire est appelée généralement Héra, à cause du nom de la ville rapproché de celui de celte déesse. Cependant, dans la tradition locale rappelée plus haut, la divinité éponyme de Hérsea n'est point Héra, mais le héros Héraios. Le culte de Héra ne parait dans cette ville qu'à une époque très tardive et n'y a jamais eu une grande importance '. D'un autre côté, la tête féminine que nous voyons ici diadé-

mée et couverte d'un voile épais, rejeté sur la nuque, n'a rien de commun avec les représentations de la Héra d'Argos, ni avec la tète archaïque de Héra, en marbre, trouvée à Olympie ^, ni enfin avec la Héra samienne. Bref, il faut reconnaître ici la grande déesse pélasgo-arcadienne Démêler et, sur les monnaies plus récentes où Teiligie est sans voile (n<" 1221 à 1223), Despoina qui, dans les légendes locales, se substitue àDéméter dans les cultes arcadiens. Ce que nous dirons tout à l'heure de la télé de déesse qui figure au revers du groupe suivant confirmera cette interprétation.

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