G. Fougères, Mantinée et V Arcadie, p
i. Cawadias, Fouilles de Lycosura, Athènes, 1893.
HÉRJEÂ
LycaoDy Lycosura était la plus ancienne ville du monde, disaient les légendes, ce la première ville qu*ait vue le soleil. » C'est à Lycosura que Lycaon, 61s de Pélasgos, institua les jeux lycéens en Thonneur de Zeus Lycaios. Lycaon sacrifia à Zeus un enfant nouveau-né; plus tard, les poètes racontaient que Zeus indigné avait changé Lycaon lui-même en loup *. Telle fut Torigine des sacrifices humains du Lycée.
La persistance séculaire de cette monstrueuse pratique au milieu de la Grèce, s'explique en partie par la situation géographique de ce district de la Parrhasie que ses inaccessibles montagnes tenaient à Técarl des grandes voies de communication ; ses habitants à demi sauvages, partagés en clans, y perpétuaient leurs cultes primitifs, rebelles à toute culture et à tout progrès.
Pausanias décrit ainsi le sanctuaire de Zeus Lycaios sur le mont Lycée : « Sur la plus haute cime du Lycée est un tertre de terre ; c'est l'aulel de Zeus Lycaios. De là, on aperçoit presque tout le Péloponnèse. Devant Taulel, deux colonnes se dressent, presque dans la direction du soleil levant; elles étaient surmontées d'aigles dorés, suivant une mode très ancienne.
C'est sur cet autel que l'on fait à Zeus de mystérieux sacrifices *. » Les deux colonnes surmontées d'aigles dorés qui s'élevaient devant l'autel de Zeus doivent être rapprochées du type de nos monnaies sur lesquelles nous voyons l'aigle qui prend son essor ou vole devant la statue du dieu *.
1. Beulé, Le Péloponnèse^ p. 134 ; Y. Bérard, Les Origines deslcultes arcadiens, p. 58.