ORCHOMÈNE
des concours musicaux qui se prolongèrent Thespieâ et Platées, renia la cause de Tin-
longtemps à travers les siècles ^ dépendance grecque ^; elle fut, en consé-
Lors de Tinvasion de Xerxès, Orchomène, quence, épargnée par les Perses, mais elle
ainsi que les autres villes de la confédé- ne devait pas tarder à être punie de sa
ration béotienne, à Texception de Haliarte, défection par les Athéniens.
1342. — Grain de blé germé; à droite, la lettre E.
IJt. Carré creux partagé en huit triangles par des lignes qui se croisent. iR 9 ; obole éginétique, 1 gr. (Paris) PL XLI, flg. 20 ; — autres ex., 1 gr.; 0 gr, 81 (Londres) \
1343. — Variété, avec la lettre 3, à gauche.
iR 9 ; obole éginét., 1 gr. (Paris) PL XLI, flg. 21 ; — autres ex., 1 gr. 08; 1 gr. 05 (Londres) *.
1344. — Demi-grain de blé germé. — Ç^. Carré creux pareil aux précédents. iR 6 ; hémi-obole égin., 0 gr. 49 (Londres) \
1345. — Grain de blé germé accosté des lettres fl— 3.
Ç^. Carré creux éginéen, partagé en cinq compartiments irréguliers, B. iR 9 ; obole éginét., 0 gr. 94 (Paris) PL XLI, fig. 22.
1346. — Variété dans la disposition des lettres : 3— |t ou E— K ou ^— E
(Londres) *.
#-ii
No 1347.
1347. — Grain de blé germé. — Çt. Elt, dans un carré creux. iR 9; obole éginét., 0 gr. 89 (Londres) \
1348. — Grain de blé germé (sans lettre dans le champ). Ç^. Carré creux de forme éginéenne.
iR 9; obole éginét., 0 gr. 76 (Paris) PL XLI, flg. 23; — autres ex.,
1 gr. 05 ; 0 gr. 97 (Londres) '.
i. Pausanias, IX, 2, 35; cf. Ottfried Mûller, 4. B. Head, /oc. ct7., p. 52, no« 3 et 4.
OrchomenoSy p. 172. 5. B. Head, loc. cit.^ p. 52, n* 5.
2. Ht^rodote, VIII, 34. 6. B. Head, loc. cit., p. 53, n»» 11 à 15 et pi. VIII, 3.
3. B. Head, Central Greece, p. 52, n»» 1 et 2 et 7. B. Head, loc. cit., p. 53, n» 15 et pi. VIII, 4. pi. Vlll, â. 8. B. Head, loc. cit., p. 52, n»» 6 à 10.
phakj:
Le grain de blé germé, type des monnaies d'Orchomùne, est certainement un emblème religieux qui fait allusion à T extraordinaire fécondité de la plaine d'Orchomène en céréales. Leake prétend avoir trouvé dans celle contrée, des épis de blé renfermant chacun jusqu'à 90 grains *. Le grain de blé persiste comme type monétaire à Orchomène après 480, avec un revers qui reste pareil à celui des monnaies d'Ëgine et en suit parallèlement les transformations. C'est seulement à partir de 387 que le bouclier échancré parait dans la numismatique orchoménienne.
Pour expliquer l'imitation servile et particulièrement prolongée de la monnaie d'Ëgine à Orchomène la Minyenne, je crois qu'il faut invoquer ce fait important qu'Orchomène, bien qu'éloignée de la mer,
fit partie de la fédération éginéenne qui avait son centre à Galaurie. E. Gurtius fait honneur à Phidon d'Argos, le créateur de la monnaie éginète, de la constitution de cette ligue commerciale qui parait à Taurore de l'histoire grecque ; elle comprenait six États, groupés autour d'Ëgine *. Le sanctuaire de Poséidon, dans Tile de Galaurie, sur la côte de TArgolide, était le centre religieux de cette ligue qui ne fut peut être pas étrangère à la création de la monnaie au type de la tortue. L'amphiclyonie de Galaurie est peu connue dans son extension et sa durée '; comme Orchomène y était comprise il y a peut être lieu d'invoquer ce fait pour expliquer l'étrange persistance du carré creux éginéen sur les monnaies de cette ville béotienne *.
§ VIII. — Pharœ.
On ne connait pas l'histoire de 4>apa{ qui était, probablement, située sur un petit cours d'eau appelé le Thermodon, à quelque distance au nord-ouest de Tanagre. D'après
l'abondance de ses monnaies on peut croire que Pharae était l'une des villes les plus prospères de la Confédération béotienne, avant l'invasion de Xerxès en 480 ".
1349. — Bouclier échancré sur les cotés (marli lisse).
IJt. La lettre o au centre d'un carré creux partagé en huit triangles alternativement en creux et en relief.
iR 19; statère éginéL, 12gr. 58 (Paris) PL XLI, flg. 26; — autres ex., 1 2 gr. 45 ; 1 2 gr. 1 6 {Londres) \
1. Leake, Norlh Greece, p. 158; B. Head, Num. Chron., 1881, p. 194.
2. C'étaient : Égine, Épidaure, lleraiione, Prasiœ, Nauplie, Athènes, Orchomène (Ë. Curtius, Hist. grecque, t. 1, p. 116 et 305; Schoemann, Antiquités grecques, trad. Galuski, t. H, p. 30). Plusieurs de ces villes avait déjà fait partie d'un autre groupement dont le cenfare était Argos (Voyez ci-dessus, p. 827).