Num. Zeit., t. III, p. 372, n
4. Imhoof-Blumer, Num. Zeit,, t. HI, p. 372, n» M; B. Ilead, iV«m. Chron,, 1881, p. 192.
5. B. HaussouUier, Qtto modo sepulcra Tanagraei decoraverint^ 1884, in-4o ; G. Perrot, Hist. de Varldans Vanliquilé, t. VIII, p. 95.
TâNâGRE
Aulis, le port de Tanagre, était vis-à-vis de Chalcîs, en Eubée, détail qui a, comme nous le verrons, son intérêt numismatique. Parmi les découvertes archéologiques faites à Tanagre,nous citerons une curieuse stèle funéraire en tuf, qui est contemporaine des premières émissions monétaires; elle représente deux personnages debout côte à côte, en caryatides, les bras enlacés * . Comme TApollon d'Orchomène et les statues du Ptôon, ces hauts reliefs rappellent encore les xoana en bois par la raideur des membres et la sécheresse des détails anatomiques •. La sculpture béotienne n'était pas plus avancée que la sculpture attique avant
Pisistrate; ici encore nous constatonsqu^elle n'a aucun point de contact avec la gravure des coins monétaires.
Les premières monnaies de Tanagre paraissent antérieures au milieu du vi« siècle ; en général, elles se caractérisent par la présence de la lettre initiale T» placée au droit ou au revers. Elles ont un carré creux sans type (n" 1354 à 13o8j. Viennent ensuite les monnaies au revers de la roue ; elles forment deux catégories bien distinctes : celles qui portent, à la fois, le nom de Tanagre et celui des Béotiens, (no« 1359 à 1365); celles qui portent seulement le nom de Tanagre (n" 1366 à 1371).