‹ Traite des monnaies grecques et romaines;Chapitre 608 sur 880 · Gardner, op, cit.. p. 43, n« 5 et pi. IX · texte numérisé non relu

Gardner, op, cit.. p. 43, n« 5 et pi. IX

MÉTUTDRION OU BIÉTHYLION

Pharsale a continué durant tout le V* siècle, à frapper des pièces aux mêmes

types que les précédentes; elles ne s'en distinguent que par leur style plus avancé.

§ IV. -* Mëthydrion oa MéthyUon.

C'est à M. Imhoof-BIumer que Ton doit l'introduction de Méthydrion dans la numismatique ^ La ville thessalienne de Méthydrion ne doit pas être confondue avec son homonyme d'A.rcadie qui a aussi des monnaies. Mais remplacement de MeOuSpiov en Thessalie, bien que son existence soit certaine', n'est pas encore précisé. M. Imhoof-BIumer fait remarquer que l'étroite parenté des types monétaires de cette ville avec ceux de Phères et de Scotussa donne à penser que Méthydrion n'était pas très éloignée de ces deux places. L'hypothèse la plus vraisemblable, c'est que la ville que les manuscrits de Tite-Live appellent Euhydrium doit étre^ en réalité, Méthydrion '. Elle se trouvait, dès lors, au

nord-ouest de Pharsale, sur TEnipée, en Thessaliotide.

Mais la drachme, unique jusqu'ici, que nous décrivons ci-après, et qui a dû être frappée vers 480, doit-elle être classée à Méthydrion, comme l'a pensé M. Imhoof ? Elle porte seulement MEOY* Or, M. Dressel a fait connaître une petite pièce de bronze, de style thessalien, entrée vers 1896 au Cabinet de Berlin et qui a la légende MEOY- AIEHN ^* Ce bronze, d'une époque très postérieure à la drachme qui nous occupe, oblige à admettre l'existence en Thessalie d'une ville de Melhylion, inconnue autrement. On voit que sur notre drachme, les lettres MEOY pourraient être Tabréviation de Methylion aussi bien que de Méthydrion,

1424. — Protomé de cheval en liberté, s'élançantau galop, à gauche.

I^ . ME— ©Y. Grain d'orge dans sa gousse. Carré creux.

iR 20; drachme éginélique, 5 gr. 81 [Berlin) PL XLIII, flg. 15 \

Les mêmes types du droit et du revers se rencontrent à Phères et à Scotussa. D'anciens numismates ont contesté à tort que le type du revers fut, comme l'afTirmait Sestini, un grain d'orge ; Duchalais voulait

y voir un bouton d'ellébore ({isXafiriôtov •). M. Imhoof Blumer a démontré qu'il fallait y reconnaître un grain d'orge encore enveloppé dans sa gousse.

1. Zeii, fur Numism,, t. 1, 1874, p. 93 ; B. Head, Hist. numor., p. 256.

2. En parlant de la ville arcadienne de Méthydrion, Etienne de Byzance ajoute: %<x\ ixépat icAiç

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