‹ Traite des monnaies grecques et romaines;Chapitre 618 sur 880 · Tome II · texte numérisé non relu

Tome II

Aeppwvixôç est donc l'adjectif ethnique d'un peuple qui a du s'appeler les Deiro^ niens, Aippoivec, mais dont le nom n'est pas prononcé par les auteurs anciens, du moins sous cetle forme. Il est probable que ces Aépptavei; ne sont autres que la tribu des ÂepdscToi qu'Hérodote mentionne comme étant les proches voisins des Ëdoniens, autour du Pangée *. Celle hypothèse se trouve confirmée par les considérations suivantes : i^ en Macédoine et en Thrace on trouve souvent pp à la place de p<j, par exemple, dans 'AppaêaToç, Aàppwv (= eàp^wv), KoppaToç, Xepp^Wjffoç pour Xepff(5vijffoç * ; 2<* Etienne de Byzance appelle Aeppatot les AepjaToi d'Hérodote ' ; 3^ il suffît d'un coup d'œil jeté sur nos planches pour reconnaître que les monnaies des Derroniens ont été frappées par un peuple avoisinant les Ëdoniens, les Bisaltes et les Orreskiens. Les séries monétaires de ces tribus thraces sont entre elles dans une parenté si étroite qu*il est chimérique de songer à éloigner les Derroniens en les plaçant soit dans le voisinage de la Paeonie ^, soit même dans la presqu'île de Sithonie, à Tune des extrémités de la Ghalcidique \

Les grandes pièces des Derroniens sont des octodrachmes ou tétrastatères du poids normal de 41 gr. 20 à 38 gr. 60, dérivant d'un statère de 10 gr. 30 à 9 gr. 65 que nous retrouverons, avec de légères modifications, aussi appliqué dans d'autres séries du monnayage thraco-macédonien. Les octodrachmes de 41 gr. 20 sont les plus lourdes

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