‹ Traite des monnaies grecques et romaines;Chapitre 641 sur 880 · Head, Calai. Macedonia, p. 38, n*» 14 et · texte numérisé non relu

Head, Calai. Macedonia, p. 38, n*» 14 et

2. Comparez, pour Célendéris, ci-dessus, p. 551 et notre pi. XXV, flg. 1 à 3; pour Paros, ci-après.

3. D'après ce principe, la pièce au bouquetin âgenouiUé, qui a fait partie d'une trouvaille de pièces archaïques en Egypte publiée par M. H. Dressel, doit être classée à Célendéris, puisqu'elle pèse 5 gr. 85 (H. Dressel, Zeit. fUr Ninn., t. XXII, p. 248, n* 62, unbestimml).

4. Sur la drachme, n« 1498, classée aux Bisaltes le monogramme /£ est gravé sur la cuisse du cheval : place qui ne saurait convenir au nom de la ville d'émission d'une monnaie. On ne peut, non plus, songer à lire le monogramme en question JE (au lieu de £E) pour y retrouver le nom du roi Aeropos I»'. La lecture /£ est certaine; d'ailleurs, ce n'étsdt pas l'usage pour les rois de faire inscrire sur les monnaies leur nom en monogramme.

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cent à paraître sur les monnaies grecques dès 480, et nous en trouverons d'analogues à Ichnœ, à Acanthe, à Thasos, à Eion et dans d'autres villes de la région thracomacédonienne *. Pourtant, en ce qui concerne les lettres AA> leur interprétation par 'AXeçavopo; a quelque chose de séduisant; elles s'appuye sur la présence des mômes lettres AA sur des monnaies au type du cheval, dont Tattribution à Alexandre b"" est certaine (ci-dessus, n«> 1324) ; il parait même qu'il existerait une pièce analogue avec la légende AAm, ce qui mettrait hors de doute Tinterprélation qui nous rend si perplexe ^.

Quant à la lettre ou signe 0 ou if}, on ne saurait y voir le nom de la ville de Therma (Thessalonique). Il est même douteux qu'il s'agisse d'une lettre; on a proposé d'y reconnaître l'image sommaire

d'un bouclier macédonien, parce qu^o eflfet ce symbole est fréquent sur les monnaies thraco-macédoniennes ; M. Imhoof-Blumer a même pu former un groupe considérable des pièces qui en sont pourvues '. Mais ces monnaies^ bien qu'appartenant au même temps et à la même région, constituent un ensemble assez hétérogène qui ne fournit pas l'explication du symbole en question : nous Tavons rencontré sur les monnaies des Bisaltes et celles de Gétas, roi des Ëdoniens; nous le retrouverons à Acanthe, à Eion, à Lété, à Ichnae, à Thasos, à Abdere, à Sélymbrie et ailleurs encore. Nous savons déjà que la fleur liliacée (peut être la rose ou l'acanthe) qui paraît sur notre n® 1549 a aussi un caractère universel dans la région thraco-macédonienne (voyez ci-dessus, p. 1048 et ci-après à Acanthe).

§ XI. — Ichnœ.

"I)^vai, ethnique, ^lyiyoLto^. Cette ville était à l'est de Pella, entre le cours de i'Axios et celui du Lydias, dans le canton maritime appelé la Bottiée. Hérodote raconte que la flotte de Xerxès y fit escale avant d'envahir la Grèce *. Les monnaies datent de cette époque ou des années qui précèdent 480. Après la défaite de Mardonius à Platées en septembre 479, son lieutenant Artabaze, accompagnant Xerxès et opérant

sa retraite vers le nord, à la tête de G0,000 hommes, se trouva assez fort pour tirer vengeance des villes de la région macédonienne qui, à la suite de son premier passage, s'étaient montrées favorables aux Grecs. Potidée, Olynthe furent ruinées; ceux des Boltiéens qui ne périrent pas dans le massacre, furent réduits en esclavage et emmenés en Asie. Ichnae disparut dans la tourmente et il n'est plus question

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