B. Head, loc. cit., p. 100, a»« 3 et
OLYNTHE
No 1648.
1648. — Cheval galopant, à droite.
I^. Même tête de femme, à droite ; carré creux. iR 7; tritémorion eub., 0 gr. 48 [coll. H. Weber) ».
No 1640.
1649. — Cheval en liberté, à droite. — IJ^. Tête de femme à gauche, les cheveux formant une pointe au verlex, comme ci-dessus ; carré creux.
iR 7 ; hémi-obole eub., 0 gr. 35 [coll. H Weber) *.
On ne sait quel nomdonner à la curieuse têle féminine qui figure au revers des pièces précédentes (n»» 1640 à 1649). Sa coiffure, son aspect primitif permettent de croire qu'il s'agit de l'image d'une très vieille idole, sans doute la compagne attribuée à Poséidon Hippios dans la légende locale. Millingen a pensé à une statue de Pallène, nymphe d'une grande beauté qui donna son nom à la presqu'ile dont Polidée gardait l'entrée *. Pallène était
fille de Sithon, roi des Odomantcs etd'Anchiroé, fille de Neilos; une autre tradition en fait une fille d'Alcyonée, qui se jeta dans la mer du haut du promontoire de Ganastréon *.
Délivrée des Perses, en 479, Polidée envoya 300 guerriers combattre à Platées dans les rangs de l'armée grecque ; bientôt après elle entra dans la synmachie atticodélienne, comme les autres villes de la Ghalcidique.
§ XX. — Olynthe.
Olynthe, située au fond du golfe Toronaïque, entre Potidée et Sermylé, était une colonie de Ghalcis. Sa position exceptionnelle entre les péninsules de Pallène et de Silhonie, l'appela à jouer un rôle poli-